Si vous avez votre permis de conduire, vous vous êtes peut-être déjà fait arrêter par les forces de l’ordre dans le cadre d’un contrôle de routine ou pour vous verbaliser suite à une infraction. En cas de verbalisation, les sanctions peuvent être une amende, un retrait de point ou la suspension du permis de conduire dans les cas les plus graves.
Jusqu’à présent, la suspension du permis de conduire était associée à une infraction routière. Mais attention ! Ce n’est désormais plus cas puisque vous pouvez dorénavant perdre votre permis sans avoir conduit.
Le permis retiré en cas de récidive
Cette nouvelle mesure entre dans le cadre de la loi RIPOST, adoptée par l’Assemblée nationale ce jeudi 3 septembre. Selon le Ministère de l’Intérieur, vous pouvez perdre votre permis de conduire si vous êtes verbalisé pour usage illicite de stupéfiants, et ce même si vous n’êtes pas en train de conduire, comme cet homme qui a été contrôlé ivre, drogué et sans assurance.
Cette mesure sera appliquée uniquement en cas de récidive. Ainsi, si vous êtes arrêté pour la seconde fois pour usage de stupéfiants, vous risquez de perdre votre permis.
Protéger les usagers de la route
Cette mesure a été prise pour “mieux protéger les usagers de la route”, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Comme il le rappelle, 3 515 personnes sont mortes sur les routes en 2025 et les stupéfiants sont cités dans 11% des cas.
Cependant, la suspension du permis de conduire ne sera pas systématique en cas de deuxième contrôle. Elle dépendra de l’avis du préfet et du juge administratif qui auront un délai de six mois pour prendre une décision. Dans certains cas où le permis de conduire est par exemple indispensable à l’exercice d’une activité professionnelle, le juge pourrait décider de ne pas suspendre le permis.
Dans tous les cas, prudence si vous ne voulez pas perdre votre précieux papier rose !
