Créature de film d'horreur, le «ver de feu géant» devient le cauchemar des baigneurs sur les plages cet été

Invasif et venimeux, le ver de feu est de plus en plus présent sur les plages de Méditerranée. Sa présence inquiète les pêcheurs et les vacanciers.

On dirait le scénario d’un film d’horreur, mais il est pourtant bien réel. Un animal, nommé ver de feu ou ver barbelé, profite du réchauffement climatique pour proliférer dans les eaux chaudes de la Méditerranée.

Pouvant mesurer jusqu’à 50 cm de long, le ver de feu ressemble à un mille-pattes et peut avoir plusieurs couleurs comme le vert, le rouge ou le brun. Doté de poils blancs urticants enduits d’une soie venimeuse, il peut causer des brûlures et inflammations douloureuses en se collant à la peau humaine.

Un ver venimeux pour l'Homme

Même si le ver de feu n’est pas agressif, sa piqûre est un désagrément qu’on préférera éviter et aux symptômes cités plus haut peuvent s’ajouter des nausées et des maux de tête.

Un ver de feu tenu par un hommeCrédit photo : AFP

Une menace pour la faune et la flore

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Mais plus que pour l’Homme, c’est aussi pour son environnement qu’il est une menace. En effet, l’espèce a un appétit vorace et se nourrit autant de coraux que de poissons immobilisés dans les filets des pêcheurs.

Et pour couronner le tout, s’en débarrasser n’est pas chose aisée, puisque le couper en deux n’en vient pas à bout. En effet, il peut se régénérer en faisant repousser la partie manquante de son corps depuis ta tête en une vingtaine de jours.

Une plage de Méditerranée en ItalieCrédit photo : iStock

Opportuniste, le ver de feu peut autant être trouvé sur les plages que dans les eaux peu profondes des récifs en Méditerranée. Une présence de plus en plus forte, qui s’expliquerait par l’augmentation des températures et le réchauffement climatique.

Son invasion est inquiétante et oblige à s’adapter en conséquence. D’un côté, les pêcheurs doivent réduire le temps passé dans l’eau par leurs filets, pour ne pas risquer de remonter des poissons à moitié dévorés. De l’autre, les baigneurs sont de plus en plus nombreux à se munir de masques et chaussures en plastique pour ne pas être victimes de piqûres.

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Au sujet de l'auteur :

Rédacteur en chef de Demotivateur, Thibault Lansade est un expert du pilotage éditorial avec plus de 12 ans d'expérience dans les médias digitaux. Diplômé de l'IIM Digital School (Institut de l'Internet et du Multimédia) avec un Master en management de la communication, il a forgé son expertise au sein de rédactions de premier plan telles que Gentside (Groupe Cerise) et le groupe Webedia. Spécialiste de la pop-culture, du gaming et des nouvelles technologies, il assure aujourd'hui la direction stratégique de la rédaction de Demotivateur. Engagé pour la cause animale et les sujets de société, Thibault allie une vision analytique des tendances web à une rigueur journalistique constante. Sa maîtrise du storytelling et son parcours au sein de médias à forte audience garantissent une information vérifiée, inspirante et connectée aux attentes des lecteurs.