Alors qu’elle voulait prendre une photo avec un éléphant qu’elle pensait mort, une mère de famille a été piétinée par l’animal, qui s’est soudain relevé dans un village en Namibie.
Une rencontre avec un éléphant en Namibie a tourné au drame.
La semaine dernière, une villageoise a perdu la vie après avoir voulu prendre une photo avec ce qu’elle croyait être la dépouille d’un éléphant sauvage.
Elle pense photographier un éléphant mort…
Les faits se sont déroulés jeudi 5 mars dans le village d’Omugulugombashe, dans la région d’Omusati, au nord-ouest du pays.
Peu avant le drame, plusieurs habitants ont poursuivi le pachyderme, qui causait des dégâts près des habitations et dans les cultures, rapporte New Era Live, avant de tirer sur lui. Blessé, il s’est effondré au sol.
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Selon Johannes Paulus, témoin de la scène, huit villageois se sont approchés de l’animal pour le photographier, dont Klaudia Mwaala, une mère de famille de 46 ans. Les événements ont pris une tournure dramatiques lorsque la quadragénaire a tiré sur la queue du mammifère.
« Cela l’a mis en colère et il l’attaquée, mais elle a réussi à s’échapper », explique-t-il.
Parallèlement, l’éléphant a pris la fuite, mais les habitants du village l’ont rattrapé. L’un d’eux lui a tiré dans la patte, provoquant sa chute.
… et meurt piétinée
Convaincue que le pachyderme était mort, Klaudia Mwaala s’est mise à sa hauteur pour prendre une photo avec lui. C’est alors que le géant de la savane s’est soudainement relevé et a piétiné la femme, selon le témoin.
« Elle a été gravement blessée, avec les intestins endommagés. Elle est morte sur place », rapporte-t-il.
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Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cet incident. La victime est décrite comme une femme paisible et mère attentionnée, qui se consacrait à l’éducation de ses quatre enfants.
Les villageois en colère
À la suite de ce drame, un habitant a appelé le gouvernement à dépêcher des agents pour patrouiller régulièrement dans la zone, de plus en plus fréquentée par des éléphants errants.
« Nous sommes en danger. Nos enfants le sont aussi chaque fois qu’ils rentrent de d’école », a indiqué Salti Mwaala, sœur de la défunte.
Elle a ajouté que les pachydermes sont particulièrement présents dans le village pendant la saison des pluies. Un autre villageois a critiqué le ministère de l’Environnement pour son manque de campagnes de sensibilisation.
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De son côté, Vilho Hangula, porte-parole du ministère de l’Environnement, des Forêts et du Tourisme de Namibie, a souligné l’engagement du ministère envers la protection de la faune sauvage. Le représentant a rappelé que les animaux sauvages se déplacent davantage pendant cette saison.
« Ils se déplacent à la recherche de zones plus verdoyantes dans les champs communautaires », a-t-il expliqué.
Avant d’ajouter :
« Dès qu’ils sont aperçus, la communauté doit prévenir immédiatement les autorités, y compris la police ou les agents du MEFT, pour assurer l’éloignement sécurisé des animaux sauvages ».
Enfin, il a exhorté les habitants de ne pas photographier les animaux sauvages car ce type de comportement met leur vie en danger.
