L'Australie abat des milliers de chevaux sauvages pour... sauver un parc national

Depuis 2021, l’Australie a abattu près de 9 000 chevaux sauvages dans le but de réguler la population de cette espèce et sauver ainsi le parc de Kosciuszko, dont l’environnement est menacé.

Situé dans les Alpes australiennes, le parc de Kosciuszko est l’un des plus grands parcs nationaux du pays. Cependant, son environnement est dégradé à cause des brumbies, des chevaux sauvages introduits par l’homme avec les cerfs, les renards, les lapins et les porcs.

Le mont Kosciuszko Crédit photo : iStock

Les brumbies dégradent l’environnement, notamment depuis que leur population a augmenté ces dernières années. Les zones de végétation ont été rasées, les berges des ruisseaux érodées et les sols dégradés. La faute à l’alimentation des chevaux et à leurs sabots, qui écrasent les plantes et la terre. En plus de cela, de nombreux brumbies restent immobiles sur les routes, représentant un risque pour la circulation humaine.

9 000 chevaux tués en un an

Dans le but de sauver ce parc et de réguler la population des équidés, l’abattage aérien de milliers de chevaux a été autorisé par la Nouvelle-Galles du Sud. Cette mesure rappelle celle prise par la Namibie et le Zimbabwe, qui ont abattu des centaines d'éléphants.

En plus de cela, le gouvernement australien a accepté d’abroger le texte qui donnait un “statut primordial” aux brumbies. Par conséquent, ces derniers font désormais partie des espèces invasives du pays.

Selon des informations rapportées par 20 Minutes, il resterait encore 3 000 brumbies dans le parc national du Kosciuszko, contre 17 000 l’année dernière.

Ainsi, plus de 9 000 de ces chevaux ont été abattus en un an.

Des brumbiesCrédit photo : iStock

Cette mesure a été vivement critiquée par les défenseurs des animaux et les locaux. Cependant, les experts assurent qu’ils n’avaient pas d’autres choix et estiment que cette action était nécessaire. Selon eux, il n’était pas possible de stériliser tous les étalons, ni de capturer les chevaux pour les relocaliser.

Des bénéfices pour l’écosystème

Les autorités ont cessé l’abattage de chevaux et souhaitent désormais en conserver 3 000 dans le parc pour respecter un équilibre entre la protection de l’écosystème et la sauvegarde de l’espèce.

“Tuer des animaux n’est jamais agréable. Mais l’abattage aérien est la méthode la plus humaine. Cela évite des souffrances infantiles, car les familles de chevaux sont abattues ensemble. On ne sépare pas les poulains de leurs mères”, a indiqué Richard Swain, ambassadeur de l’ONG Invasive Species Council, à RTS.

Selon les autorités australiennes, cet abattage a eu des conséquences positives pour l’écosystème. La végétation, les sols et les cours d’eau seraient en train de se régénérer progressivement. Les risques pour la biodiversité et la sécurité humaine diminuent, mais il faudra encore attendre des décennies avant la restauration complète du parc.

Source : 20 Minutes

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Au sujet de l'auteur :

Arrivée tout droit de l’université, Lisa a fait ses premiers pas dans la rédaction web à Demotivateur. Armée de ses mots, elle aspire avant tout à partager des informations pour sensibiliser aux sujets qui lui tiennent à cœur, comme les enjeux environnementaux et la cause animale. En plus de son goût pour la musique, la gastronomie et le cinéma, Lisa a un petit plaisir caché pour l’astrologie.