L214 dénonce les graves infractions au règlement sanitaire d'un abattoir en Saône-et-Loire, dans une vidéo choc

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Un abattoir Bigard vient d'être épinglé par l’association de défense des animaux L214, qui dénonce une absence gravissime de contrôle sanitaire au sein de l'établissement, à travers une vidéo choc.

Les images sont insoutenables !

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Infiltré pendant quatre mois dans le service vétérinaire d’un abattoir, un enquêteur de l’association L214 a filmé une vidéo choc, montrant les dysfonctionnements de l’établissement, coupable de graves infractions au règlement sanitaire.

Situé à Cuiseaux (Saône-et-Loire), cet abattoir appartient au groupe Bigard, propriétaires de plusieurs marques. Âmes sensibles s'abstenir !

Une vidéo choc signée L214 montre les graves infractions sanitaires d'un abattoir Bigard

Sur les images révélées ce jeudi, on peut ainsi voir des bovins égorgés et conscients, des vaches abattues en pleine gestation, ou encore des fœtus de vœux étendus sur des tapis roulants et destinés à fournir des prélèvements pour des recherches en laboratoire.

« Les fœtus meurent par suffocation dans l’utérus de leur mère abattue », précise l’association de défense des animaux.

Crédit photo : L214

Pour obtenir ces images d’une rare violence, l’enquêteur infiltré a réussi à se faire embaucher en tant que contractuel au sein du service vétérinaire, dépendant directement du ministère de l’Agriculture.

Il dit avoir été témoin de nombreuses violations des règles sanitaires et de protection animale.

Il fait notamment mention de certaines souillures toujours présentes sur les carcasses durant les transformations de ces dernières.

L’intéressé raconte également que des vaches arrivaient parfois déjà mortes à l’abattoir tandis que d’autres étaient enfermées dans des enclos pendant 48 heures sans être nourries.

Dans le cadre de l’abattage rituel, dit halal, certains bovins étaient par ailleurs égorgés alors qu’ils étaient encore conscients, affirme-t-il.

L’enquêteur dénonce également un manque de formation au sein des services vétérinaires, qui sont dépourvus de moyens humains.

L214 a d’ores et déjà porté plainte pour sévices graves et a déposé un recours en responsabilité contre l’État.

De son côté, le ministère de l’Agriculture a reconnu « un certain nombre de non-conformités », ordonnant une enquête approfondie au sein de l’abattoir.