Malgré sa condamnation, un chasseur d'éléphants récupère plusieurs de ses trophées en appel

Ce jeudi 11 septembre, la cour d’appel de Reims examinait le recours d’un chasseur d’éléphants, condamné en première instance pour la détention non autorisée d'espèces animales non-domestiques. Si la peine a été confirmée, l’homme de 78 ans a pu récupérer une grande partie de ses trophées de chasse.

Tout a commencé en 2021, lorsqu’une perquisition dans un domaine de chasse révèle une collection surprenante. La police découvre plusieurs pièces de décoration d’origine animale comme des défenses et des pieds d’éléphant transformés en tabouret, mais aussi des griffes et un peau de léopard, ainsi que des rapaces empaillés.

Incapable de prouver l’origine légale de la plupart de ces pièces, le propriétaire, amateur de safaris africains, avait été condamné en première instance en 2024 par le tribunal de Troyes. Il a été condamné à payer 8.000 d'amende, dont 4.000 euros avec sursis, pour détention non autorisée d'espèces animales non-domestiques.

La marteau du jugeCrédit photo : iStock

Cependant, le prévenu, âgé de 78 ans, a fait appel, arguant qu’il n’était pas dans l’illégalité. Le sujet était d'autant plus complexe que la réglementation a évolué depuis les années 1970, période de son activité.

Il récupère une partie de ses trophées de chasse

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Le 4 septembre dernier, la cour d’appel de Reims a confirmé en partie cette décision. Face à la cour d'appel, le septuagénaire amateur de safari n'a pas pu apporter d'éléments de preuve pour la totalité de sa collection. Son jugement en première instance a donc été confirmé.

Il a toutefois pu présenter des documents pour le léopard, des pieds et des défenses d'éléphant, qui lui ont donc été restitués, ce jeudi 11 septembre.

Un éléphant et son petitCrédit photo : iStock

Dans le cadre de sa condamnation, le chasseur doit également verser 1.500 euros de dommages et intérêts à l'association pour la protection des animaux sauvages.

Celle-ci, qui s'est constituée partie civile avec le Fonds international pour la protection des animaux, s'est dite "satisfaite que la justice française prenne autant au sérieux les délits qui entourent ce sinistre loisir", en évoquant la chasse aux trophées. Elle salue une peine "significative".

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Au sujet de l'auteur :

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