Ce manchot Adélie a été retrouvé déshydraté et épuisé en Nouvelle-Zélande, à 3 000 km de l'Antarctique

Un manchot Adélie, qui vit d'ordinaire en Antarctique, a été retrouvé égaré à plusieurs milliers de kilomètres de chez lui en Nouvelle-Zélande.

C’est ce que l’on appelle un long voyage !

Un manchot Adélie a été retrouvé mercredi dernier dans le sud de la Nouvelle-Zélande, à près de 3 000 kilomètres de l’Antarctique, son habitat naturel.

Une présence inhabituelle pour un tel animal qui d’ordinaire ne quitte jamais sa région d’origine.

Les manchots Adélie sont en effet les seuls avec les manchots Empereurs à rester en Antarctique, dont ils sont des espèces endémiques.

Un manchot Adélie retrouvé en Nouvelle-Zélande à 3 000 km de l'Antarctique, son habitat naturel

L’oiseau a été découvert par un couple de passants sur une plage de Birdlings Flat, une petite commune située sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande.

« J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une peluche, puis soudain le manchot a bougé la tête, et j’ai compris qu’il était réel. Il n’a pas bougé pendant une heure (…) et avait l’air épuisé », a ainsi raconté la personne qui l’a trouvé, interrogée par la BBC.

Déshydraté, l’animal a été emmené chez un vétérinaire dans une caisse, puis a été nourri avec de la bouillie de poisson.

Après être resté 24 heures en observation, le manchot a finalement été relâché en bord de mer vendredi dernier, en espérant qu’il puisse regagner sa terre natale.

Les habitants de Birding Flats l’ont affectueusement surnommé Pingu, en référence au célèbre dessin animé éponyme.

Depuis 1962, ce n’est que la troisième fois qu’un manchot parcourt autant de kilomètres pour s’échouer en Nouvelle-Zélande. La première fois, c’était l’œuvre d’un spécimen adulte qui avait été retrouvé mort à l’embouchure d’une rivière. Quant au deuxième, il avait été découvert vivant à Kaikoura en 1993.

Comment expliquer un tel périple ? Difficile à dire mais le réchauffement climatique, qui engendre une diminution de la nourriture des oiseaux marins, oblige les manchots à pêcher dans des zones de plus en plus éloignées de leur habitat naturel.

Pingu a peut-être donc été pris, malgré lui, dans un courant en s’aventurant loin de chez lui pour se nourrir.