Dans l’Ain, une femelle lynx a été caillassée et s’est fait tirer dessus par un chasseur. L’animal, qui est une espèce protégée, est mort de ses blessures.
Les lynx font partie des espèces protégées et menacées de disparition. Aujourd’hui, on ne compte plus que 150 adultes en France. C’est le cas dans le Haut-Doubs, où vivent de nombreux lynx. Malheureusement, ces animaux sont victimes de l’activité humaine puisqu’en octobre dernier, deux lynx sont morts après avoir été percutés par des voitures.
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Plus récemment, un autre lynx est décédé après avoir été volontairement tué par un chasseur dans l’Ain. Il s’agissait d’une femelle âgée de 3 ans, qui a été caillassée et victime de plusieurs tirs.
Le lynx est décédé
Le lynx a été recueilli dans un état critique par le centre Athénas, engagé dans la protection de la faune sauvage, à Béard-Géovreissiat. Quand elle est arrivée au refuge, la femelle avait l’oeil gauche injecté de sang et sa boîte cranienne était criblée de plombs.
“On a précisément 116 plombs, ça correspond à la quasi-totalité d’une cartouche qui a été tirée à une faible distance. Pour nous, c’est une tentative de destruction d’espèce protégée, ce n’est absolument pas défendable”, indique Gilles Moyne, directeur du centre Athénas, à BFMTV.
Le lynx a passé huit jours en soins intensifs. Malheureusement, il est décédé à cause de ses blessures. Les membres du refuge vont maintenant tenter de retrouver les deux ou trois petits de la femelle pour les sauver.
Trois ans de prison
Selon le centre Athénas, un chasseur serait à l’origine de ce meurtre. Dans la région, les règles concernant la chasse ne sont pas respectées puisqu’il n’est pas rare d’entendre des tirs très tôt le matin ou très tard, aux alentours de 22h ou 23h.
“Nous ne pouvons plus accepter ces pratiques mafieuses, ni laisser perdurer ce sentiment d’impunité. Nous demandons la dissolution des ACCA (association communale de chasse agréée) concernées, ou leur mise sous tutelle de l’administration, ainsi que le retrait de l’agrément de la Fédération de chasse laissant prospérer de tels comportements contraires à l’intérêt général”, appelle le centre Athénas sur sa page Facebook.
Si le chasseur qui a commis ce crime est retrouvé, il s'expose à des poursuites. Pour rappel, tuer une espèce protégée est un délit passible de trois ans de prison et de 150 000 euros d’amende.
