Dans les Bouches-du-Rhône, un homme de 19 ans a été arrêté après avoir été surpris en train de violer des chèvres dans une ferme.
Un fait divers glaçant.
Ces derniers mois, un refuge pour animaux en détresse dans les Bouches-du-Rhône a été le théâtre de faits particulièrement graves : un homme a été surpris en train de commettre des actes de zoophilie sur des chèvres, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Des chèvres victimes de sévices sexuels
Les faits se sont déroulés entre février et début avril 2026 au sein du Refuge d'un moment, une association de sauvetage d’animaux abandonnés, maltraités ou traumatisés, située aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille.
Crédit Photo : Logo Le Refuge d'un Moment / Facebook
Cassandra Sortino, la propriétaire de la ferme, a indiqué auprès de nos confrères avoir porté plainte pour des sévices sexuels infligés à ses chèvres par un individu.
Cette affaire sordide débute le 11 février 2026. Ce jour-là, l’éleveuse découvre l’une de ses bêtes ligotée avec de la ficelle
« Je me dis que quelqu’un a dû me la voler et qu’elle s’est échappée et est revenue », explique-t-elle à nos confrères.
Une plainte est alors déposée au commissariat. Mais l’histoire prend une tournure encore plus inquiétante dans la nuit du 14 au 15 février.
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« Je retrouve une autre chèvre, attachée par les pattes, la vulve ensanglantée, en dehors de l’enclos. Je me dis qu’il y a quelque chose qui ne va pas et que les sévices ne peuvent pas être commis par les boucs…», se souvient l’agricultrice.
Deux caméras de surveillance sont installées
Horrifiée, elle consigne ces éléments dans un agenda et les fait constater par un vétérinaire. Parallèlement, elle fait installer des caméras pour surprendre l’auteur présumé.
« On voulait voir si c’était quelqu’un que l’on connaissait. On se pose beaucoup de questions, sans avoir de réponses. On se demande si on devient fou… Ce n’est pas courant », raconte Cassandra Sortino dans les colonnes du média.
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Après trois semaines sans nouvel incident, le suspect passe à nouveau à l’acte les 20 et 30 mars. Une agnelle est retrouvée blessée. Si l’auteur des faits est visible sur les images, il a néanmoins réussi à prendre la fuite.
Face à cette situation, la famille décide d’équiper les lieux d’une deuxième caméra, souligne le site d’information.
L’auteur des faits interpellé par la BAC
Deux mois après le début de ce cauchemar, l’éleveuse et son conjoint aperçoivent une nouvelle fois le suspect le jeudi 9 avril à 22 h 30.
Dans la foulée, ils alertent la BAC (Brigade anticriminalité), qui intervient rapidement sur place.
À leur arrivée, les forces de l’ordre surprennent la personne recherchée, un homme de 19 ans, derrière une chèvre ligotée. Lors de son interpellation, ce dernier nie les faits et déclare aux policiers : « Ce n'est pas moi, je suis fou ».
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Au cours de cette période, six animaux ont été victimes d’agressions sexuelles. Cinq plaintes ont été déposées contre le mis en cause. À noter que la SPA s’est également saisie du dossier et constituée partie civile.
Placé en détention provisoire, l’auteur des faits a comparu devant la justice ce lundi 13 avril.
Selon Service-Public, « les atteintes sexuelles sur un animal domestique ou un animal sauvage apprivoisé ou tenu en captivité sont punies de 3 ans de prison et de 45 000 euros d’amende ».
