Laure Abensur, une habitante de Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle, ne décolère toujours pas. Il y a quelques jours, Happy, sa brebis apprivoisée, a disparu de son jardin en pleine nuit. Cette dernière était sous le choc lorsqu’elle a découvert ce qui lui était arrivé.
Une mare de sang dans l’abri de la brebis
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 25 au 26 juillet, vers quatre heures du matin, rapporte L’Est Républicain.
Avant le drame, Laure assistait à un mariage. Vers sept heures, cette maman de trois enfants a reçu un appel du voisin du centre équestre. Au téléphone, ce dernier lui a expliqué que son engin agricole avait été dérobé et que plusieurs clôtures avaient été détruites.
La femme et son mari se sont alors rendus dans leur ferme pour constater les dégâts : leur clôture était endommagée et un arbre était couché sur le sol.
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Mais ce n’est pas tout. Le couple a également remarqué des traces de sang sur la route, qui l’ont mené jusqu’à l’abri des moutons.
Sur place, Laure et son compagnon ont constaté la disparition de Happy, avant de découvrir une mare de sang et une longue traînée rouge. Un véritable coup de massue pour ces parents de trois enfants. Selon eux, leur brebis aurait été égorgée pour être consommée.
« Je suis certaine qu’ils ont coincé Happy avec les palettes et vu la quantité de sang au sol, ils l’ont égorgée. C’est une brebis de race Suffolk, qui est réputée pour sa viande. Parmi nos quatre moutons domestiques, c’est la seule de cette race », explique Laure à Lorraine Actu.
« On l’a complètement apprivoisée »
Encore sous le choc, la mère de famille estime que le véhicule du voisin aurait pu servir à transporter la dépouille de l’animal.
« Happy est très lourde, elle fait presque 100 kilos… J’imagine qu’ils ont volé l’engin du centre équestre car ils n’arrivaient pas à la porter », confie-t-elle à l’Est Républicain.
Quelques heures plus tard, l’engin agricole a été retrouvé brûlé sous un pont. Depuis, toute la famille pleure la disparition de Happy, qu’elle avait adoptée il y a deux ans.
« C’est ma fille qui l’a choisie. On l’a complètement apprivoisée : elle répondait à son prénom », poursuit Laure.
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De son côté, le gérant du centre équestre n’a pas caché sa colère.
« C’est abject ! Tous nos licenciés sont choqués par un tel acte de barbarie (…) Si les gens veulent manger un mouton, qu’ils aillent s’acheter un mouton et non l’arracher à des enfants », s’insurge-t-il dans les colonnes du quotidien régional.
Laura a indiqué avoir déposé plainte au commissariat. Une enquête a été ouverte pour identifier le ou les auteurs. Enfin, elle a également pris contact avec des associations de protection animale.
