Une nouvelle espèce invasive de vers plats menace nos jardins

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Une nouvelle espèce invasive de vers plats vient d’être repérée en France et ce n’est pas une bonne nouvelle. Précisions.

C’est une menace de plus pour nos jardins !

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Crédit photo : Pierre Gros

Une nouvelle espèce invasive de vers plats a été repérée en France et en Italie, suscitant l’inquiétude des défenseurs de la nature, en raison du caractère nuisible de cet animal qui se nourrit d’escargots et de vers de terre, dégradant ainsi fortement les sols dont il perturbe l’équilibre.

Originaire d’Asie et baptisée Humbertium covidum, cette nouvelle espèce - qui vient s’ajouter aux précédentes venant du continent asiatique, d’Australie ou encore d’Amérique du Sud - a été identifié par un certain Jean-Lou Justine, zoologiste et spécialiste des parasites qui officie au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.

Avec son équipe de chercheurs, ce dernier a ainsi étudié ce ver invasif encore inconnu et a livré ses conclusions à travers un article publié dans la revue zoologique peerj.

Crédit photo : Pierre Gros

Une nouvelle espèce de vers plats, fraîchement identifiée, menace l'écologie en France et en Italie

De l’aveu même de l’intéressé, « il n’est pas fréquent de trouver une nouvelle espèce sur notre territoire ». Il s’agit donc d’un petit événement qui n’est pas sans conséquence.

Tout est parti d’une photo envoyée au scientifique par un amateur originaire du sud-ouest. À première vue, l’animal sur le cliché n’a rien d’exceptionnel si ce n’est sa petite taille.

En effet, alors que les vers plats à tête en forme de marteau mesure en moyenne 20 centimètres de long, l’espèce photographiée, elle, n’excède pas la trentaine de millimètres.

Un détail qui ne met pas tout de suite la puce à l’oreille de Jean-Lou Justine et pourtant !

Crédit photo : Pierre Gros

« La première photo que j’ai reçue de l’espèce, j’ai cru avoir affaire à des bébés. Mais, non, c’étaient des adultes », observe le chercheur, également intrigué par la couleur noire de ce mini-ver.

« Si en France, il semble encore peu présent, la situation serait différente en Italie. On a ainsi retrouvé plusieurs centaines d’individus dans un seul jardin », précise Jean-Lou Justine.

Des analyses des gènes mitochondriaux de l’animal ont permis d’établir un lien entre ce dernier et le genre Humbertium, une espèce hermaphrodite de plathelminthes issue de la famille des Geoplanidae.

Crédit photo : Pierre Gros

Les scientifiques ont également réussi à estimer à environ 2 % la différence phylogénétique entre les variétés française et italienne.

En raison de la menace écologique que représentent ces vers plats venus d’Asie, l’Europe devrait très prochainement se saisir du dossier afin de trouver d’éventuelles solutions.

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