Cette illustratrice détruit l'injonction aux poils chez les femmes avec des dessins engagés

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Victoire Doux, 30 ans et illustratrice, a choisi de faire passer des messages inspirants à travers ses créations et notamment de dénoncer l’injonction aux poils chez les femmes. Zoom.

Et si on normalisait enfin les poils féminins ? C’est ce que cherche à faire Victoire Doux, alias Vic Doux, illustratrice originaire du Calvados. Sur les réseaux sociaux et via son compte Etsy, elle partage ses créations pleines de sens. En effet, la jeune illustratrice de 30 ans, réalise des illustrations mettant en lumière des femmes avec des poils. Le but ? Déculpabiliser les femmes et les poils et normaliser la chose.

 Crédit : @lesdessinsdevicdoux

Une illustratrice qui tente de briser les tabous

Interrogée dans le documentaire Libre et à poils ! de Teva, qui sera diffusé ce 29 juin dans la soirée, Vic Doux raconte sa passion pour l’illustration et son engagement : “je dis toujours que je suis illustratrice engagée. Je fais des dessins et des vidéos sur les poils, sur les règles, sur le non-port du soutien-gorge…(...) Le féminisme, j’y pense tous les jours, j’en parle tout le temps. Il faut s’accepter, il faut que les femmes soient libres de faire ce qu’elles veulent et pas ce que la société attend d’elles”, a-t-elle raconté. Elle s’est également confiée sur sa volonté de ne plus s’épiler et sur cette injonction aux poils : Ça me soûle de m’épiler, cela me coûte de l’argent, du temps, cela fait mal, l’été il faut tout prévoir (...) Il faut aller au-delà de cette injonction sociétale qui veut que ce soit un bon moment de s’épiler… Je me sers de ce combat-là pour en évoquer d’autres, pour casser des tabous.”

 Crédit : @lesdessinsdevicdoux

Une génération féministe ?

Comme le rapporte Ouest-France, qui l’a interrogée, Victoire Doux a finalement expliqué que son but n’était pas d’inciter les femmes à ne plus s’épiler mais bien à les faire déculpabiliser : “Mon but n’est pas que toutes les femmes arrêtent de s’épiler mais qu’elles se sentent bien. Que les femmes ne culpabilisent pas, à 15 ans ou 50 ans, de sortir sans être totalement épilées.” Elle a finalement conclu par une note positive : “La génération qui arrive est plus féministe et plus ouverte, plus au fait de tous ces sujets. En parler permet de les rendre moins tabous. Oui, on avance, mais très doucement.” Et il faut avouer que l’on est fans de ses illustrations. Et vous ?

Source : Ouest France
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