L'Amazonie brûle toujours en Bolivie qui déplore 2,3 millions d'animaux morts dans l'incendie

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L’Amazonie n’en finit pas de faire parler d’elle. D’abord critiqué par les médias et les citoyens du monde, l’incendie qui ravageait une partie de l’Amazonie côté Brésil a enfin fait parler de lui. Mais aussitôt éclatés au grand jour, les ravages qu’a causés l’incendie sont retombés peu à peu dans l’oubli collectif, d’autres actualités prenant la relève.

 

Les conséquences de l'incendie en Amazonie. Crédit : Reuters

En ce moment même, dans la partie bolivienne de la forêt amazonienne, d’autres incendies font rage depuis le mois d’août. Et un constat alarmant est vite ressorti. Outre les pertes monumentales pour la planète et les conséquences sur le réchauffement climatique, c’est aussi une vaste partie de la faune et de la flore qui est réduite en cendres.

Depuis le mois d’août, des spécialistes de l’environnement estiment que 4 millions d’hectares sont partis en fumée ! À cette heure-ci, l’incendie n’est toujours pas maîtrisé. Et un chiffre impressionnant a été divulgué quant aux espèces animales de la zone : 2,3 millions d’animaux sont morts dans ces incendies (rongeurs, ocelots, fourmiliers, blaireaux, pumas, tapirs, jaguars, lézards, lamas, tortues et animaux aquatiques).

« Nous avons consulté les biologistes de Chiquitania et nous avons dépassé l’estimation de plus de 2,3 millions d’animaux disparus dans de nombreuses aires protégées », rapporte Sandra Quiroga, professeure d’université, à nos confrères de l’AFP mercredi 25 septembre.

Sur ce tweet de Valeria Canelas, on peut y lire : « Les portraits d'animaux sauvés des incendies en Bolivie réalisés par Daniel Alarcòn et David Grumbaun sont bouleversants. Et ils sont aussi beaux parce qu'ils résistent à la vie. Animaux, maîtres de la vie ».

Un constat alarmant, d’autant plus que la forêt primaire du pays est « totalement calcinée et les dégâts sont irréversibles », toujours selon Sandra Quiroga qui ajoute que « jamais elle ne redeviendra comme avant ».

Une perte colossale qui nous montre à quel point la faune et la flore sont précieuses et peuvent malheureusement disparaître en un instant lors de catastrophes naturelles.

Un serpent brûlé dans l'incendie de l'Amazonie. Crédit : AFP

Autre point à recenser, la Bolivie ne bénéficie pas autant d’attention dans les médias - comme en a largement bénéficié le Brésil - même si ces pays ont en commun la sauvegarde et la préservation du poumon de notre planète. Par ailleurs, malgré les efforts mobilisés, les autorités du pays rejettent la faute de la mauvaise gestion de l’incendie sur la sécheresse qui sévit actuellement, les vents violents et les déboisements illégaux.

Source : RTL
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