Alerte rouge : la planète va mal, et tous les compteurs du réchauffement climatique s'affolent

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Depuis ce lundi 8 mai, se tient la réunion annuelle des signataires des accords conclus à Paris en décembre 2015, dans le cadre de la COP21. Les 196 pays se sont donc réunis à Bonn, en Allemagne, pour faire état des avancées et dresser un bilan des efforts mis en œuvre pour réduire le réchauffement climatique.

Or, les divers indicateurs et instituts chargés de surveiller l'état de santé global du monde sont malheureusement assez pessimistes. Les fameux espoirs de contenir la hausse de la température globale en dessous de la barre des 2 °C semblent de moins en moins réalisables, et jour après jour, la perspective de tenir les engagements des accords de Paris s'éloignent un peu plus. Quant à maintenir le seuil des 1,5 °C, chiffre qui figure écrit noir sur blanc sur les accords de 2015, c'est bien simple : plus personne n'y croit.

© Gerard Van der Leun


Pour ne rien arranger, les États-Unis (deuxième plus gros pays pollueur du monde après la Chine) menacent de quitter tout bonnement et simplement les accords de Paris. En effet, le climatosceptique Donald Trump s'était engagé pendant sa campagne à désengager le pays des accords signés dans le cadre de la COP21 par son prédécesseur Barack Obama.

Cette ombre qui plane, avec en fond les chiffres inquiétants des organes d'études météorologiques et les voyants du réchauffement climatique qui s'allument tous au rouge en même temps, inquiète fortement les spécialistes.

Selon le National Climatic Data Center (NCDC, États-Unis), le premier trimestre de l’année en cours est le deuxième plus chaud jamais enregistré pour l'instant. Ce triste record est à l'heure actuelle détenu par le premier trimestre de l'année 2016, lequel ne se situe tout de même qu'à quelques dixièmes de degrés Celsius de différence, autant dire qu'il n'est pas exclu que nous battions un nouveau « record » de chaleur globale cette année.

AP

Pour l'instant, si l'on prend la moyenne à l'année, le millésime 2016 a été le plus chaud jamais enregistré. L'Organisation Météorologique Mondiale note ainsi que la température moyenne a excédé de 1,1 °C les niveaux de l’ère préindustrielle, battant ainsi le record de l’année 2015… qui établissait elle-même un nouveau record par rapport à 2014.

Pourtant, depuis trois ans les émissions mondiales sont restées stables. Malheureusement, l'accumulation de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère ne faiblit pas, et les particules continuent à s'accumuler. Le 5 mai, le dernier pointage de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) indiquait qu’un nouveau record était atteint, avec une concentration atmosphérique de CO2 jamais atteint depuis… le pliocène, il y a plus de 2 millions d’années.

Pour mémoire, cette période s'était soldée par une grande période glaciaire, marquant l'avènement d'une nouvelle ère, le pléistocène.

Les surfaces de banquise, en Arctique comme en Antarctique, ont atteint des niveaux exceptionnellement bas tout au long de 2016, et des signes assez inquiétants commencent à se manifester. De même, les températures de novembre 2016 faisaient état d'une véritable canicule au niveau du Pôle Nord, avec des températures 20 °C plus élevées que la norme au début de l'hiver dernier.




Une aggravation des phénomènes qui se traduit par des répercussions dans d'autres endroits éloignés du globe, et notamment les océans.

En 2016, et en 2017, la Grande Barrière de corail d'Australie a été touchée par un phénomène de blanchissement et de mortalité des coraux à grande échelle. L'équivalent d'un véritable cancer en phase terminale pour cette superstructure unique au monde, souvent qualifiée de « plus grand organisme vivant au monde ».

Au cours de l'histoire, il n'y a eu que quatre périodes de blanchissement corallien massif : en 1998, 2002, 2016 et à présent, en 2017. Ce phénomène serait causé par l'action conjointe de la hausse des températures dans l'océan et de la pollution chimique.
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Source : France 24
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