Brésil : après un crash, un homme survit 36 jours dans la forêt amazonienne

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Au mois de janvier, un Brésilien a survécu à un crash d’avion. Après ce terrible accident, le pilote a été forcé de survivre pendant 36 jours dans la forêt amazonienne.

Antonio Sena est un pilote brésilien âgé de 36 ans. Le 28 janvier, il a échappé de près à la mort.

Alors qu’il survolait les gigantesques étendues de la forêt amazonienne, le moteur de son avion s’est brusquement arrêté. Par miracle, le pilote a pu effectuer un atterrissage d’urgence dans une clairière.

Crédit Photo : Gustavo Frazao / Shutterstock

Après s’être extirpé de l’engin, Antonio Sena a emporté avec lui un sac à dos contenant trois bouteilles d’eau, des petits pains, un kit de survie et deux briquets. Quelques minutes plus tard, l’avion a explosé.

C’est à partir de ce moment-là que son périple a commencé : « J’étais anéanti, je pensais que je n’allais jamais m’en sortir, que j’allais mourir », a-t-il indiqué. Pendant une semaine, Antonio a attendu l’arrivée des secours, en vain.

Crédit Photo : AFP

Un incroyable périple en plein cœur de l’Amazonie

Le jeune homme n’avait pas d’autre choix que de marcher pour retrouver son chemin. Le soir, le rescapé dormait dans des abris construits par ses soins. 

Pour se nourrir, le pilote a choisi les fruits mangés par les singes : « Je me suis surtout nourri de fruits que je trouvais sur mon chemin. Il y en a certains que je n'avais jamais vus de ma vie. Il y a même un petit fruit que j'ai pris quand j'ai vu que les singes le mangeaient », a-t-il confié.

Crédit Photo : AFP

Le pilote suit l’exemple des singes pour se nourrir

Cerné par les animaux sauvages et les insectes, Antonio a traversé aussi bien des marécages que des forêts à la végétation extrêmement dense, rapportent nos confrères de l’AFP.

« Je n’avais jamais été dans un endroit où la forêt était si vierge, si intacte. J’ai découvert qu’en Amazonie, il n’y a pas qu’une seule forêt, c’est comme s’il y avait 4 ou 5 forêts enchevêtrées »

Crédit Photo : AFP

Après avoir marché seul durant 28 kilomètres, le Brésilien est tombé nez à nez avec des cueilleurs de noix. Ces derniers lui ont sauvé la vie :

« À ce moment, j'ai tout lâché. J'ai pleuré énormément. Toute cette souffrance était enfin finie, j'étais sauvé. Ils m’ont donné de la nourriture, des vêtements propres. Ce sont des gens adorables », a déclaré Antonio.

Selon ses dires, sa foi et l’amour pour sa famille lui ont permis de tenir le coup.

Source : AFP