En Angleterre, cette femme a assisté à plus de 200 enterrements d'inconnus qui n'avaient personne pour les pleurer

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La mort est un concept très étrange. Pour beaucoup, elle est effrayante et traumatisante, alors que pour d'autres, c'est un sujet très intéressant. Elle consacre notamment des heures à dessiner et à prendre des photos des vastes cimetières victoriens de Londres.

Crédit : Jeane Trend-Hill / Facebook

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Mais elle n'a commencé à se rendre à des funérailles qu'après être entrée par hasard dans l'une d'elles en 2012. « Je suis entrée dans cette jolie église et j'ai compris qu'un service était en cours » a-t-elle raconté. Elle explique : « j’ai été élevée en tant que catholique et on m'a dit que c'était mal de partir dans ces moments-là, alors je suis restée et je me suis assise au fond. C'était un parfait inconnu, mais j'étais émue. Peu de temps après, un employé du cimetière m'a contactée et m'a demandé si je voulais assister aux funérailles d'un ancien combattant qui n'avait personne d'autre pour lui rendre hommage, alors j'ai accepté et j'y suis allée. »

Au fil des années, Jeane Trend-Hill affirme avoir assisté à plus de 200 funérailles d'inconnus. Les employés du cimetière où elle se rendait fréquemment lui ont demandé d'assister aux funérailles des défunts qui n'avaient aucun parent. « J’ai réalisé que tout le monde a une histoire à raconter, que tout le monde a vécu une vie et qu'il devrait y avoir quelqu'un pour se souvenir d'eux lorsqu'ils meurent. Maintenant, j'ai assisté à près de 200 funérailles de personnes que je ne connaissais pas vraiment, bien que j'ai perdu le compte exact » confie-t-elle.

Cette habitante d'Islington, à Londres, se dit fière de ce qu'elle accomplit. « Je suis fière d'être cette personne qui va aux funérailles d'inconnus quand il n'y a personne d'autre qui peut y assister » dit-elle, ajoutant : « personne ne devrait jamais être incinéré ou enterré seul. » Jeane, une actrice, photographe et artiste, a déclaré : « j’ai toujours été intriguée par la mort depuis mon enfance. Nous allions dans les cimetières, et je me promenais en regardant toutes les tombes. Elles sont comme des galeries d'art en plein air. » Jeane Trend-Hill, 55 ans, a toujours été intriguée par la mort : les cimetières, les funérailles et tout ce qui y est associé. Après avoir perdu sa mère, Mary, 57 ans, lorsqu'elle n'avait que 20 ans, et son père, Joe, 56 ans, lorsqu'elle n'avait que 14 ans, Jeane a commencé à se sentir chez elle dans les cimetières et les crématoriums.

Crédit : Jeane Trend-Hill / Facebook

Crédit : Jeane Trend-Hill / Facebook

Une fascination pour les personnes et les cimetières

Jeane passe également du temps à entretenir et à ranger les cimetières maintenant parce qu'elle les trouve fascinants. En outre, elle a visité plusieurs cimetières dans le monde, notamment ceux de Paris et de Venise, et elle a obtenu un doctorat en sciences mortuaires afin de travailler comme historienne des cimetières. Elle a récemment confié : « la première chose que je fais quand j'arrive quelque part, c'est de voir où se trouve le crématoire ou le cimetière le plus proche. »

Sur Facebook, des inconnus ont maintenant pris l’habitude de contacter Jeane pour l'inviter à des adieux. « Si on me demande et que je suis disponible pour y aller, je le ferai » confie-t-elle. Elle raconte que sa famille plaisante même et l'appelle parfois « louer une personne en deuil ». « C’est un surnom qu'ils m'ont donné et c'est plutôt amusant » dit-elle. « Bien sûr, je ne ferais jamais payer quelqu'un pour ma présence à un enterrement. Je porterai une robe de deuil aux funérailles si on me le demande. La mort ne m'a jamais inquiétée, j'espère juste que je peux rendre la mort moins effrayante pour les gens. C'est ma façon de donner quelque chose en retour » conclu Jeane.

Crédit : Jeane Trend-Hill / Facebook

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Source : New York Post
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