Décès de l'icône des yéyés Françoise Hardy, à l'âge de 80 ans

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Françoise Hardy est morte. 

Elle était l’une des icônes des yéyés et l’une des artistes les plus populaires de sa génération.

Françoise Hardy est décédée à l’âge de 80 ans, ce mardi 11 juin. C'est son fils Thomas Dutronc qui a annoncé la triste nouvelle, tard dans la soirée, sur Instragram.

Atteinte depuis 2019 d’un cancer du larynx, dont elle était en rémission, elle a finalement perdu son combat contre la maladie.

Françoise Hardy, une icône inoubliable pour toute une génération

Née le 17 janvier 1944 à Paris, Françoise Madeleine Hardy connaît une enfance solitaire et marquée par un schéma familial singulier.


Fruit d’un adultère, elle grandit ainsi avec sa sœur cadette Michelle (1945-2003) auprès de sa mère Madeleine, aide-comptable qui élève seule ses enfants. Elle n’a que peu de contact avec son père biologique, un directeur d’usine issu d’une grande famille bourgeoise de Blois, qui ne reconnaîtra Françoise et sa sœur que bien des années plus tard.

Absent et parfois même réticent à aider Madeleine financièrement, ce dernier offre toutefois une guitare à Françoise, lorsqu’elle est âgée de 16 ans.

La jeune femme commence alors à apprendre à jouer de cet instrument et se passionne de plus en plus pour la musique et en particulier le rock and roll, un style que cette adolescente complexée et introvertie a découvert quelques années plus tôt en écoutant la radio.

Elle se décide à embrasser une carrière musicale et entre au Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille Hartuch, avant de signer un contrat avec le directeur artistique de Vogue.

Propulsée sur le devant de la scène, elle se révèle lors de l’année 1962 en interprétant à la télévision ce qui deviendra l’une de ses plus célèbres chansons «Tous les garçons et les filles». En quelques jours, le titre devient un tube et marque le début de son ascension fulgurante.

En pleine vague yéyé, son timbre de voix doux et ses airs mélancoliques en font très vite l’une des coqueluches du public. Elle enchaîne alors les succès et les tournées triomphales en Europe, tout en débutant au cinéma.

Habillée par des grands couturiers comme Yves Saint Laurent ou Paco Rabanne, elle chante en anglais et apparaît dans le magazine «Salut les copains» en 1966 , aux côtés de 45 autres vedettes du mouvement yéyé, sur «la photo du siècle» prise par le photographe Jean-Marie Périer, dont elle est très proche.

Elle est alors l’une des personnalités musicales les plus connues du pays.

Une chanteuse populaire qui forme un couple glamour avec Jacques Dutronc

Une popularité qui atteint ensuite des sommets en raison de la surmédiatisation du couple glamour qu’elle forme avec Jacques Dutronc, rencontré en 1967. De cette union naîtra, en 1973, Thomas Dutronc, qui deviendra chanteur à son tour.

Plus discrète à partir des années 70, elle n’abandonne pas pour autant la chanson et continue d’enregistrer durant les quatre décennies suivantes pour le plus grand bonheur de ses fans, toujours aussi fidèles.

Parmi les plus grands succès de sa carrière, citons «Le temps de l’amour» (1962), «Le premier bonheur du jour» (1963), «Mon amie la rose» (1964), «L’amitié» (1965), «La maison où j’ai grandi» (1966), «Ma jeunesse fout le camp» (1967), «Voilà» (1967), «Comment te dire adieu» (1968), «Message personnel» (1973), «J’écoute de la musique saoule» (1978), ou encore «Tant de belles choses» (2004).

En janvier 2004, on lui diagnostique un cancer du système lymphatique. Peu agressif pendant une dizaine d’années, le cancer s’aggrave en 2015 et nécessite son hospitalisation.

Le 6 avril 2018, alors en rémission, elle sort son 28e et dernier album studio, intitulé «Personne d’autre».

En 2019 hélas, elle révèle qu’elle est atteinte d’un nouveau cancer, cette fois du larynx, dont le traitement l’a rendu sourde, l’obligeant ainsi à arrêter définitivement sa carrière.

Son fils Thomas avait tenu à rassurer ses fans en novembre 2020, en indiquant qu’elle était en rémission malgré de lourdes séquelles.

Mais le cancer l’a finalement emportée, à l’âge de 80 ans.


Au sujet de l'auteur : Mathieu D'Hondt

Évoluant dans la presse web depuis l’époque où celle-ci n’en était encore qu’à ses balbutiements, Mathieu est un journaliste autodidacte et l’un de nos principaux rédacteurs. Naviguant entre les news généralistes et les contenus plus décalés, sa plume s’efforce d’innover dans la forme sans jamais sacrifier le fond. Au-delà de l’actualité, son travail s’intéresse autant à l’histoire qu’aux questions environnementales et témoigne d’une certaine sensibilité à la cause animale.