Des enseignants espagnols viennent à l'école en jupe, après l'exclusion d'un garçon qui en portait une

2 050partages

Un mouvement de soutien et de tolérance, illustré par le port de la jupe chez certains enseignants hommes, a vu le jour en Espagne après l'exclusion, jugée injuste, d'un ado qui s'était justement rendu à son lycée en portant ce vêtement.

Ces derniers temps, plusieurs enseignants masculins ont fait parler d’eux de l’autre côté des Pyrénées après s’être rendus sur leur lieu de travail en… jupe !

Un geste symbolique que les intéressés ont effectué en soutien d’un jeune élève espagnol, renvoyé de son établissement scolaire pour avoir porté une jupe, à l’automne dernier.

Pour soutenir un élève exclu pour avoir porté une jupe, ces enseignants en enfilent une 

Pour bien comprendre la situation, il faut remonter au mois de novembre 2020, lorsque les médias expagnols se sont fait l'écho de l'histoire de Mikel Gomez, un adolescent de Bilbao qui s'était rendu dans son lycée en jupe.

Moqué par ses camarades, le jeune homme, âgé de 15 ans, avait d’abord été envoyé dans le bureau du psychologue scolaire par un professeur, avant finalement de se faire exclure de l’établissement.

@mikelgmz

No me daba tiempo a contarlo todo##parati

original sound - Mikel Gómez

Une décision jugée injuste par bon nombre d’ados dans le pays, ce qui a suscité une vague de soutien notamment sur Tik Tok, où plusieurs lycéens n’ont pas hésité à se filmer ou à se prendre en photo avec le vêtement de la discorde.

Ces clichés et autres séquences vidéo étaient précédés du hashtag #LaRopaNoTieneGenero, comprenez « les vêtements n’ont pas de genre ».

Depuis, vous l’aurez compris, des professeurs espagnols ont également tenu à afficher leur soutien à cette cause, en portant une jupe sur leur lieu de travail. C’est notamment le cas de Manuel Ortega, 37 ans, Borja Velasquez, 36 ans, ou encore Jose Pinas qui ont publié des clichés avec leur jupe.

Ce dernier a même partagé un douloureux souvenir en expliquant que lui aussi avait jadis « souffert de persécutions et d’insultes (en raison de son) orientation sexuelle » dans - ironie du sort - l’école où il enseigne désormais.

Un beau message de tolérance !