Hérault : des nids d'oiseaux détruits par des motards après un rodéo sauvage sur une plage

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Une association a décidé de porter plainte après avoir constaté des destructions de nids d’oiseaux sur le littoral. Précisions.

L’Association de sauvegarde du littoral des Orpellières ne décolère pas !

Ses membres n’en reviennent toujours pas suite à la découverte d’un spectacle macabre, qui porte la marque de l’homme.

En dépit des dispositifs de protection que la commune avait installés, des motards ont en effet détruit des nids d’oiseaux lors d’un rodéo sauvage, mené ce week-end sur une plage de Sérignan (Hérault).

« Entre colère et tristesse ! »

« Entre colère et tristesse ! Dans la nuit de samedi à dimanche, des motos se sont permis de faire une séance de rodéo sur la plage maïre, malgré la rubalise et les panneaux d’interdiction. Sur leurs passages, des nids de Sternes naines ont été détruits. », peut-on lire ainsi sur le compte facebook de l’Association.

Protégés dans le pays, ces oiseaux, qui ont la particularité de pondre leurs œufs dans le sable, avaient en effet profité de la crise sanitaire liée au Covid-19 et des plages désertées, pendant le confinement, pour établir leurs nids dans des endroits peu habituels et d’ordinaire fréquentés par les touristes et les riverains.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses associations avaient donc demandé aux promeneurs d’être vigilants et d’éviter certaines zones de pondaison. En vain !

« C’est la première fois que ce dispositif avait été mis en place (rubans et panneaux d’interdiction), c’était malheureusement quasiment certain que ça allait arriver », s’insurge Yann Geshors, président de l’Association de sauvegarde du littoral des Orpellières, interrogé par nos confrères de 20 Minutes.

« L’être humain, dès qu’on perturbe ses habitudes, ça donne ça… Mais nous continuons à faire de la prévention, de l’éducation. Et surtout, les oiseaux vont faire d’ici peu de temps une deuxième ponte », poursuit l’intéressé.

Une attitude déplorable que dénonce l’association, laquelle a décidé de ne pas en rester là en déposant une plainte.

Pour rappel, en France, la destruction d’espèce protégée est un délit puni de d'une peine de deux ans d’emprisonnement, assortie de 150 000 euros d’amende.

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