En dépit de restrictions sanitaires, plusieurs fêtes clandestines ont eu lieu ce week-end 

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À l'approche du Nouvel An, la police redoute la tenue de soirées illégales.

Entre 500 et 700 personnes se sont réunies dans un hangar, dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 décembre à Marseille (Bouches-du-Rhône), à l’occasion d’une fête clandestine, dont l’entrée aurait été facturée 150 euros à certains participants.

Beaucoup de ces derniers ne portaient pas de masque et s’amusaient, au mépris des recommandations sanitaires en vigueur.

Cette « fête privée illégale », organisée dans le XIVe arrondissement de la cité phocéenne, s’est prolongée jusqu’à 2 heures du matin, lorsque la police est intervenue pour évacuer les fêtards.

Plusieurs amendes pour non-respect du confinement ont alors été distribuées et une enquête a été ouverte pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Les organisateurs n’ont pas encore été identifiés.

Ces soirées clandestines sont une « mise en danger de la vie d’autrui »

Il s’agirait de la plus importante soirée sauvage organisée sur le territoire, depuis le début de l’épidémie de Covid-19.

En outre, des scènes identiques ont été observées à Nantes (Loire-Atlantique), ou encore Strasbourg (Bas-Rhin) durant le week-end.

La multiplication de ces fêtes clandestines, véritables clusters en puissance, inquiète les autorités alors que se profile le réveillon de la Saint-Sylvestre, pour lequel 100 000 policiers seront mobilisés.

« On sait que le 31 décembre est une soirée très agitée pour la police et la gendarmerie, avec des violences urbaines récurrentes chaque année. Les interventions de police-secours, plus cette nouvelle contrainte, vont peser lourdement dur les effectifs de police et gendarmerie »,a ainsi déclaré François Bersani (Secrétaire départemental du syndicat Unité-SGP Police 78), interrogé par France Info.

La difficulté pour les forces de l’ordre est d’anticiper ce type de rassemblements, dont l’organisation est généralement effectuée en amont sur les réseaux sociaux.

Dans le cas de la fête clandestine de Strasbourg, l’organisateur avait ainsi diffusé une invitation sur le réseau social Snapchat pour la soirée qui a eu lieu dans un local appartenant à sa mère. L’individu âgé de 33 ans, a confié aux enquêteurs qu’il avait été dépassé par les événements.

« Il n’y a eu qu’un relevé d’identité de l’organisateur qui va être convoqué cette semaine afin de faire l’objet d’une procédure judiciaire pour mise en danger de la vie d’autrui. Les faits sont extrêmement graves, ils sont irresponsables. On espère une sévérité de l’autorité judiciaire pour que ça ne se reproduise plus dans les jours à venir dans notre agglomération », a ainsi déploré Sylvain André, délégué départemental Alternative police Grand Est, au micro de BFM TV.

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