Cette médecin s'évertue à sauver les chiens abandonnés et vendus pour leur viande durant la crise du coronavirus

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Afin de sauver les chiens abandonnés ou bien vendus pour leur viande durant la crise du coronavirus, Susana Somalie, une médecin, les accueille dans son refuge.

Crédit : HAERIL HALIM – AFP

Susana Somalie, médecin, a décidé de leur venir en aide en les recueillant dans son refuge. Ce déclic, elle l’a eu lors d’un visionnage d’une vidéo : « Quelqu’un a publié des images de ce chien qui pleurait sur les réseaux sociaux et j’ai vu des larmes dans ses yeux » se souvient-elle, en rajoutant : « C’est à ce moment que j’ai réalisé ce que faisaient les bouchers ».

Durant la pandémie et à cause des problèmes économiques que cette dernière a engendré, des milliers de chiens ont été vendus pour leur viande ou bien abandonnés dans les rues de Djakarta, la capitale de l’Indonésie. « La vraie bataille n’est pas de les sauver de chez le boucher, même si c’est toujours risqué. Le défi est de s’occuper de ces chiens pendant la pandémie » indique-t-elle.

Crédit :HAERIL HALIM – AFP

Des chiens sauvés d'une mort certaine

Créé il y a maintenant onze ans, le refuge de Susana a pu recueillir 1400 chiens. Elle sillonne les rues avec son équipe, composée d'une trentaine de bénévoles, à la recherche de chiens errants dans la ville et n’hésite pas à espionner les livraisons en boucherie. « J’ai récemment tenté de me rendre dans un quartier, mais on m’a dit que le chien avait déjà été tué » chez un boucher.

« C’était une minute trop tard». explique-t-elle. Lorsqu’elle a commencé, Susana sauvait environ deux chiens par semaine mais avec la pandémie, ce chiffre a été multiplié par dix. Un réel défi pour elle de s’occuper de ces chiens pendant la pandémie.

Crédit :HAERIL HALIM – AFP

Le trafic de canins se fait beaucoup en Indonésie. « Les animaux sont devenus plus menacés. Les gens qui ont des bas revenus peuvent être tentés de vendre leurs animaux de compagnie », explique Katherine Polak, vétérinaire pour l’association Four Paws à nos confrères de Ouest France. 

Pleine d’espoir, Susana explique très sagement que « mettre fin à la commercialisation de la viande de chien serait un rêve, mais tout commence avec un rêve » ! Une attitude positive qui, on l'espère, changera les choses ! 

Source : PositivR
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