États-Unis  : Dennis Hof, un proxénète américain décédé le mois dernier, a remporté l'élection dans le Nevada

Par
289
Partages
inscription newsletter

Newsletter

partager sur twitter

Partager sur Twitter

Si les « Midterms » ont été marqués par l’arrivée de plusieurs femmes et des minorités au congrès américain, la victoire de Dennis Hof, un célèbre propriétaire de maisons closes et vedette de téléréalité, reste bien plus surprenante, notamment parce que l'homme n'est plus de ce monde.

Dennis Hof a été élu ce mardi dans l'État du Nevada. Sa particularité  ? Être décédé depuis le 16 octobre. Selon les résultats des élections locales, le proxénète américain l’a emporté avec 63 % des voix face à une candidature démocrate dans l’État du Nevada, à l’ouest du pays, où la prostitution est légale.

Une particularité du code électoral de cet État autorisait le maintien de sa candidature  : « Si un candidat meurt après 17 heures le quatrième vendredi de juillet de l’année où le scrutin doit se tenir, les bulletins exprimés en faveur du défunt doivent être pris en compte ».

Avant l’élection, il avait facilement remporté l’investiture républicaine dans cette circonscription conservatrice et rurale du sud de l’État.

Denis Hof (à gauche) aux côtés de Sunny Lane et Ron Jeremy, deux personnalités du cinéma pornographique. Crédit photo : Shutterstock / s_buckley

Un candidat supporter de Donald Trump

L’homme politique américain républicain est mort le 16 octobre après avoir célébré ses 72 ans, moins de 24 heures après son dernier meeting électoral, en compagnie d’un acteur pornographique à la retraite et d’un célèbre représentant du lobby anti-impôt. Pour séduire les électeurs, Dennis Hof avait promis de baisser les impôts locaux et de se battre pour le droit à détenir des armes à feu.

Fervent supporter du président américain, il avait intitulé ses mémoires « The art of the pimp » (« L’art du maquereau »), allusion au best-seller de Donald Trump « The art of the deal » (« L’art de la négociation »)

Les responsables du comté doivent désormais lui trouver un successeur dans les rangs du parti qu’il représentait, comme le veut la loi de l’État.

Source : Le Point
Commentaires