Confinement : les violences conjugales explosent, un dispositif d'alerte mis en place dans les pharmacies

69Kpartages

En cette période de confinement, un dispositif d’alerte sera mis en place dans les pharmacies pour les femmes ayants subit des violences conjugales. L’annonce est faite ministre de l’intérieur Christophe Castaner qui révèle une hausse de la violence conjugale.

Avec la limitation des déplacements pour lutter contre la propagation du Covid-19, la violence conjugale a explosé dans les ménages français. Interrogé sur France 2, le ministre de l’intérieur Christopher Castaner a relevé ce jeudi 26 mars que le confinement mis en place pour endiguer la pandémie du coronavirus avait eu comme conséquence une augmentation des violences conjugales.

Crédit image: Shutterstock/Antonio Guillem

« En zone gendarmerie », ces violences ont augmenté de « 32 % en une semaine », a-t-il dit, et dans la zone de la préfecture de police de Paris, elles ont été en hausse de « 36 % en une semaine ».

À cet effet, un système d’alerte est mis en place pour permettre aux femmes victimes de remonter leur cas et demander de l’aide. Christophe Castaner a expliqué qu'avec l'ordre national des pharmaciens, il avait été décidé de mettre en place un dispositif au sein des pharmacies pour alerter les forces de l'ordre.  « Nous devons prendre en compte cet enfermement qui peut empêcher de parler dans certaines circonstances », a fait savoir Christophe Castaner.

Par exemple « dans la pharmacie, au moment où la femme qui peut être battue se rend sans son mari » pour aller chercher des médicaments, il faut qu’elle « puisse donner l’alerte », explique Christophe Castaner. Un code d’alerte est aussi adopté dans l’hypothèse où la victime est avec son mari, le ministre a évoqué la possibilité que celle-ci utilise un « code », « par exemple : masque 19 ». L’utilisation d’un code est un système déjà mis en place en Espagne.

Des consignes seront données pour que les forces de l'ordre puissent « intervenir en urgence », dit le ministre, qui assure que la lutte contre les violences conjugales était « une priorité ».

« Avec Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, demain (N.D.L.R., vendredi), nous allons avancer pour que ce soit partout sur le territoire national un des moyens de protection », a-t-il conclu sur ce point.

Source : France 2
Plus d'articles