Grâce au Covid-19, le jour de dépassement de la Terre recule de près d'un mois

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La catastrophe sanitaire créée par la crise du Covid-19 aura au moins eu un effet positif : faire reculer le jour de dépassement de la Terre de près d’un mois! L’année dernière, cette date était le 29 juillet, contre le 22 août pour 2020.

Crédit : Google

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Pour rappel, le jour dit de « dépassement de la Terre » est la date à partir de laquelle l’humanité a consommé toutes les ressources que les écosystèmes peuvent produire en un an, que ce soit pour boire, manger, se chauffer ou se déplacer. Autrement dit, c’est un peu comme si nous vivons à crédit à compter de ce jour. D’après l’organisation de défense environnementale spécialisée dans le calcul d’empreinte écologique Global Footprint Network, il faudrait actuellement l’équivalent d’1,6 planète pour répondre à tous nos besoins.

L’institut de recherches basé en Californie a ainsi constaté un recul historique de trois semaines. Ce dernier est directement lié aux confinements qui ont eu lieu à travers de nombreux pays dans le monde, ralentissant les activités industrielles et les transports et faisant ainsi baisser la pollution de manière significative. Pour donner une idée, depuis 50 ans, le dépassement ne cesse de croître. Par exemple, en 1971, je jour de dépassement de la Terre était le 20 décembre. À cette époque, les productions de l‘écosystème de notre planète nous suffisaient presque. Aujourd’hui, la crise sanitaire liée au coronavirus a permis de revenir environ au stade où l’on se trouvait en 2005, année lors de laquelle le jour de dépassement avait été calculé au 25 août.

Crédit : Le Monde

Des changements environnementaux rapides sont possibles

Mais attention, si cette variation est une vraie bonne nouvelle pour tous les protecteurs de l’environnement et de la nature, elle n’est pas un acquis pour autant. « Cela montre que des changements importants et rapides sont possibles. Mais cette réduction de notre empreinte écologique est imposée et non voulue, et comme elle ne s’accompagne pas d’un changement systémique dans nos modes de production et de consommation, elle ne va pas durer » juge Mathis Wackernagel, le président du Global Footprint Network.

Source : Le Monde
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