Incendies à Martigues : 1025 hectares ont brûlé et 2700 personnes ont été évacuées, le point sur la situation

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Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août, un gros incendie a ravagé plus de 1000 hectares à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône. Ce matin, la situation est sous contrôle grâce à l’intervention de 1400 pompiers.

Mardi 4 août, à 18h, cinq départs de feu se sont déclarés à Martigues, Port-de-Bouc, Aubagne, Gignac et Carnoux-en-Provence. Attisés par les rafales de vent qui ont soufflé jusqu’à 90 km/h, les incendies se sont étendus et ont ravagé 1025 hectares autour de Martigues.

Crédit photo : @udspvar

Aucun blessé grave n’a été déclaré mais les flammes ont provoqué des dégâts matériels considérables, dont deux maisons totalement détruites.

2700 personnes ont été évacuées

Pour protéger les habitants et par mesure de prévention, huit campings de Martigues et de Sausset-les-Pins ont été évacués et les touristes ont été accueillis dans des centres d’hébergement.

Au total, 800 campeurs ont été pris en charge par les autorités et 468 personnes sont parties par la mer. Des embarcations ont été mobilisées pour tous les passagers, avec des bateaux de la gendarmerie, de la Société nationale de sauvetage en mer ainsi que trois navires de la marine nationale.

1400 pompiers se sont mobilisés

L’incendie s’est déclaré à cause des fortes chaleurs et des vents violents qui pèsent sur la France actuellement. Pour lutter contre les flammes, 1400 pompiers ont été mobilisés et 14 ont été légèrement blessés ou intoxiqués par la fumée.

« C’est un feu qui a été très virulent, explique Grégory Allione, président des sapeurs-pompiers de France. De mémoire, je n’ai jamais connu une telle vitesse de propagation sur des feux. 8km/h, c’est la vitesse de quelqu’un qui court bien. Voilà ce que nous avons eu à affronter hier dans l’après-midi avec un vent à 90km/h, un mistral qui soufflait fort. »

Ce matin, le feu est maîtrisé et ne progresse plus. Mais il n’est pas encore éteint et nécessite toujours l’intervention des pompiers, qui s’assurent que les flammes ne repartent pas.

Source : Le Parisien
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