L’incendie du bar Le Constellation dans la nuit du Nouvel An a profondément choqué en Suisse et en France, d’où sont originaires les deux propriétaires. Le gérant du bar est d’ailleurs connu pour d’autres faits par la justice hexagonale.
L’enquête se poursuit sur le terrible incendie du bar Le Constellation, qui a eu lieu dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1ᵉʳ janvier 2026.
Un dernier bilan du drame fait état de 40 morts et de 119 blessés. Depuis, les auditions s’enchaînent. Le 2 janvier, c’est le couple de propriétaires, Jacques Moretti et son épouse Jessica, qui s’est exprimé « à titre de personnes appelées à donner des renseignements », indique la procureure générale du canton du Valais.
Alors qu’aucune « responsabilité pénale n’a été établie », nos confrères du Parisien révèlent que Jacques Moretti est bien connu de la justice française. Le sexagénaire originaire de Corse est connu pour des affaires de proxénétisme qui remontent à une trentaine d’années. De plus, on apprend que le propriétaire a également été incarcéré en Savoie dans une affaire d’escroquerie, d’enlèvement et de séquestration il y a vingt ans.
Le gérant du Constellation aurait « mauvaise réputation », selon ses employés.
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Si le passé judiciaire de Jacques Moretti interroge, une source policière affirme que le propriétaire n’appartient plus au « spectre de la criminalité organisée ». Le couple de restaurateurs a d’ailleurs une certaine réputation à Crans-Montana, où il possède deux autres établissements : le Senso et Le Vieux Chalet (à Lens). Jacques Moretti est plutôt décrit comme « respectueux, avenant et bon vivant » par les clients. Tandis qu’il a une « mauvaise réputation », selon ses employés.
De son côté, le couple assure que Le Constellation a été contrôlé « trois fois en dix ans » et que « tout s’est fait dans les normes ». Des habitants de Crans-Montana précisent que l’établissement, rénové par le couple lors de son acquisition en 2015, était vieux et dans un mauvais état.
D’après les premiers éléments de l’enquête, des bougies incandescentes et des feux de Bengale approchés trop près du plafond pourraient être à l’origine de l’incendie. L’enquête doit également mettre au clair les matériaux utilisés lors des travaux et déterminer si toutes les mesures de sécurité ont été prises.
Pour le moment, Jacques et Jessica Moretti sont prévenus « d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ».
