En Angleterre, un homme a été condamné après avoir tenté de persuader sa compagne de subir une chirurgie pour la rendre moins attirante.
Si la jalousie excessive est un vilain défaut, elle peut surtout devenir dangereuse lorsqu’elle vire au contrôle. L’histoire de David Chandler en est un exemple frappant.
Ce Britannique de 56 ans a été condamné début mars à trois ans de prison ferme par le tribunal de la Couronne de Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre, pour violences conjugales envers son ancienne compagne, rapporte Le Parisien.
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Le quinquagénaire a été reconnu coupable de « comportement coercitif et dominateur, strangulations intentionnelles et agressions », a indiqué la police du comté du Hampshire.
Jaloux à l’extrême, il avait notamment tenté de persuader sa partenaire de subir une chirurgie esthétique pour la rendre moins attirante, de peur qu’elle n’attire l’attention d’autres hommes.
Un homme violent
Entre le 23 juin 2024 et le 30 juin 2025, David Chandler a fait vivre un enfer à son ex-petite amie, exerçant sur elle un contrôle total.
Méfiant, possessif, violent… l’homme voulait à tout prix dominer chaque aspect de la vie de sa compagne. Des sorties aux tenues, en passant par l’utilisation du téléphone, il avait la mainmise sur tout.
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Ce n’est pas tout. Il vérifiait ses achats, la soupçonnait de regarder d’autres hommes et lui interdisait de leur parler. Il a aussi tenté de lui imposer une réduction mammaire pour la rendre moins séduisante aux yeux de ses rivaux imaginaires.
Le mis en cause ne s’est pas arrêté là. Il a également menacé son ex-conjointe de détruire sa maison, ses biens et ceux de ses proches.
Deux étranglements
Comme le précisent les autorités, David Chandler s’est immiscé dans la vie professionnelle de la victime. Il n’a pas hésité à changer le nom de son entreprise, à interdire les clients masculins et à contrôler les services proposés.
Parallèlement, il a modifié l’apparence de l’enseigne, supprimé les comptes sur les réseaux sociaux et endommagé les biens de la société.
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Outre son comportement dominateur et menaçant, le jury l’a reconnu coupable de violences physiques : à deux reprises, il a étranglé la plaignante, tout en la giflant, lui tirant les cheveux et en la ligotant.
« Je tiens à saluer la victime pour sa force et son courage tout au long de l'enquête et de la procédure judiciaire, et à la remercier pour son soutien indéfectible, qui a permis l’incarcération de Chandler. Ce résultat n’aurait pas été possible sans sa détermination à obtenir justice », a indiqué l’agent de police Andrew Mason.
