La deuxième vague de coronavirus ne sera pas la dernière, selon le Conseil scientifique

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Le Conseil scientifique a fait paraître un nouvel avis, affirmant que la deuxième vague de Covid-19 que subit actuellement la France ne sera pas la dernière. Pour lutter contre le virus, il propose des solutions.

Aujourd'hui, la France est entrée dans la deuxième vague du Covid-19. Pendant les dernières 24 heures, 46 290 nouveaux cas ont été détectés et 231 malades sont décédés. Au total, 37 019 Français sont morts à cause du coronavirus.

Selon un avis publié par le Conseil scientifique ce lundi 26 octobre, la deuxième vague ne serait pas la dernière, car plusieurs autres vagues de contamination pourraient se succéder en hiver et au printemps prochains.

Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique. Crédit photo : AFP

« Il est très difficile de prévoir combien de temps va durer la deuxième vague, car cela dépend du virus lui-même, de son environnement climatique, des mesures qui vont être prises pour limiter la circulation du virus, de leur acceptation et donc de leur impact », a rédigé le Conseil scientifique.

D'autres vagues en attendant un vaccin

Alors que de nouvelles mesures restrictives ont été mises en place, le Conseil scientifique pense qu'elles ne serviront probablement pas à éviter d'autres vagues de contamination.

« On peut faire une hypothèse d'une sortie de deuxième vague en fin d'année ou début d'année 2021. Cette sortie devrait s'accompagner d'un retour de la circulation du virus à un niveau très contrôlé, avec 5000 à 8000 nouvelles contaminations par jour maximum », est-il écrit dans le rapport.

En prenant la décision de reconfiner la France, l'objectif du gouvernement est de revenir à 5 000 cas de contamination par jour. Aujourd'hui, on compte entre 40 000 et 50 000 nouveaux cas quotidiens.

Des solutions proposées

Selon le Conseil scientifique, la France pourrait connaître une succession de vagues jusqu'à avoir un vaccin ou un traitement contre le virus. Ces derniers pourraient arriver au deuxième trimestre 2021.

En attendant, les membres de l'organisation ont suggéré plusieurs solutions pour permettre de limiter le nombre de contaminations.

Crédit photo : Angellodeco / Shutterstock

La première mesure serait d'alterner entre confinement et déconfinement, et entre des périodes de restrictions et de relâchement. L'autre solution serait de maintenir le nombre de contamination quotidien à 5 000 nouveaux cas maximum.

Cette mesure serait mise en place en appliquant une « politique de suppression de la circulation virale qui implique des mesures fortes et précoces à chaque reprise épidémique ». Cette solution a déjà été adoptée par l'Asie, le Danemark, la Finlande et l'Allemagne.

Source : La Voix du Nord
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