La mère d'une fillette handicapée, dont les couches n'étaient plus changées à l'école, a décidé de porter plainte pour maltraitance

15Kpartages

À Sainte-Geneviève-des-Bois, en Essonne, une petite fille atteinte de handicap est rentrée chez elle à plusieurs reprises avec la couche souillée. Ses accompagnatrices spécialisées ne l'ont pas changée.

Angelica est une petite fille âgée de 8 ans et atteinte du syndrome cardio-facio cutané, une maladie génétique rare. Son handicap l'empêche de parler, de marcher seule, et d'être propre. Ainsi, elle va à l'école avec des couches, et ses AESH (accompagnantes spécialisées) doivent l'aider à faire des tâches quotidiennes et la changer.

Cependant, cela n'a pas été fait pendant plusieurs jours.

Crédit photo : Romain Chiron / Le Parisien

Un jour, la mère d'Angelica a reçu un appel téléphonique de la directrice de l'école lui disant : « Votre fille a fait caca. Est-ce qu'elle peut rester comme ça jusqu'à 16h30 ? ».

Recevant l'appel à 15h, la maman a immédiatement répondu que c'était impossible et que quelqu'un devait la changer. Lorsqu'elle l'a récupérée, la couche était propre mais ses vêtements avaient été salis à cause de l'attente.

Une table à langer trop petite

Pourtant chaque jour, la mère d'Angelica fournit une table à langer, des alèses, des couches, des lingettes, du lait de toilette et des gants jetables. Elle donne tout le nécessaire pour que les accompagnantes puissent aider sa petite fille. Mais cela n'était plus fait depuis le 14 septembre. La raison ? La table à langer serait trop petite.

« Un jour, la directrice m'a appelée en me disant: ''Ne vous étonnez pas si vous retrouvez votre fille souillée. Les AESH ne pourront plus la changer''. J'étais très étonnée. Si c'était le cas, il fallait trouver une solution ! J'ai proposé qu'on pose un matelas sur une table. Réponse: trop dangereux. Puis qu'on mette une serviette sur un tapis de gym: pas possible non plus », a raconté la mère d'Angelica.

Une plainte a été déposée

La mère d'Angelica a décidé de poser une main courante au commissariat, en accusant l'école de maltraitance.

« La laisser dans cet état, c'est une faute. Elle ne parle pas mais sait se faire comprendre quand elle veut être changée », affirme-t-elle.

En effet, les AESH sont chargées d'accompagner les élèves en situation de handicap et de les aider à faire des tâches de la vie quotidienne, ce qui vaut pour la toilette et les soins d'hygiène

Source : Le Parisien
Plus d'articles