Jean d'Ormesson a eu le droit à son hommage national aux Invalides alors que sa fille révèle ses derniers écrits

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Ce vendredi matin, un hommage national à Jean d’Ormesson a été rendu aux Invalides lors d’une cérémonie présidée par Emmanuel Macron.

Survenue dans la nuit de lundi à mardi, cette semaine, la mort de Jean d’Ormesson n’a laissé personne indifférent même si elle fut partiellement obstruée par celle de Johnny Hallyday le lendemain.

Si la star du rock’n’roll français aura le droit à un hommage populaire ce samedi, l’écrivain a eu le privilège de recevoir de recevoir un hommage national ce matin lors d’une cérémonie aux Invalides, présidée par Emmanuel Macron.

Une messe a d’abord été célébrée à 10h30 à la cathédrale Saint-Louis des Invalides, à Paris, avant que le président de la République ne mène la cérémonie dans la cour d’honneur des Invalides. Emmanuel Macron a prononcé un discours vibrant pour rendre hommage à l’une des figures emblématiques de la culture littéraire française du XXème siècle :

« Ne fût-il pas lui-même un être de clarté ? Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance que sa présence n’illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l’avenir. C’est cette clarté qui d’abord nous manquera et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre. Jean d’Ormesson fut ce long été auquel pendant des décennies nous nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude ».

AFP

Au terme de son discours, le chef de l’Etat est allé déposer un crayon à papier, comme le souhaitait Jean d’Ormesson, sur le cercueil de l’académicien recouvert du drapeau de la France. Sa dépouille sera inhumée dans l’intimité comme le souhaite sa famille.

Le 41ème et dernier livre de Jean d’Ormesson intitulé « Et moi, je vis toujours » devrait paraître en février 2018 chez Gallimard. Sa fille Héloïse, éditrice, a d’ailleurs révélé hier soir les dernières phrases écrites par l’écrivain qu’elle avait trouvé sur son bureau. Des mots bouleversants dans lesquels l’écrivain, décédé à 92 ans, se questionne sur son immortalité :

« Une beauté pour toujours. Tout passe. Tout finit. Tout disparaît. Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? Il n’est pas impossible… Mais que je sois passé sur et dans ce monde où vous avez vécu est une vérité et une beauté pour toujours et la mort elle-même en peut rien contre moi ».

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