Nicolas Hulot démissionne de son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire

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S’exprimant sur France Inter ce matin, Nicolas Hulot a annoncé qu’il quittait le poste de ministre de la transition écologique et solidaire sans avoir prévenu le président de la République, ni le Premier ministre.

Nicolas Hulot a annoncé sur France Inter qu'il quittait son poste de ministre de la transition l'écologie et solidaire Crédit : Shutterstock/Frederic Legrand

« Je prends la décision de quitter le gouvernement » a exprimé ce matin Nicolas Hulot face à Léa Salame et Nicolas Demorand dans la matinale de France Inter.

Le désormais ex-ministre a affirmé que c'était « une décision entre moi et moi » avant d’expliquer : « Je ne veux plus me mentir ». Il a assuré aux deux journalistes qu’il n’a prévenu ni Emmanuel Macron, ni Édouard Philippe, de son départ.

Selon l’ancien présentateur d’Ushuaia, cette décision n’a pas été prise à la légère, il en avait déjà parlé au Président quelques mois plus tôt, qu’il l’en avait dissuadé.

« J’espère qu’il tirera les leçons [de ma démission]. J’espère que ce geste sera utile, pour que chacun se pose la question de sa responsabilité ».

Selon lui, l’écologie n’est pas la priorité de ce gouvernement alors que « ce sujet conditionne tous les autres ».

Interrogé sur les motivations de sa décision, Nicolas Hulot a avoué : « Puisque je suis dans un moment de vérité… oui, [ces douze derniers mois ont été une souffrance], sauf à basculer dans ce que j’allais devenir, c’est-à-dire cynique. (…) Je me suis surpris à des moments à abaisser mon seuil d’exigence (…) et là, je me suis dit, c’est le moment d’arrêter. »

Le gouvernement déplore un manque de courtoisie de son ancien ministre

Quelques minutes après l’annonce surprise de son départ, Nicolas Hulot a été pris à partie par des membres du gouvernement. Au micro de BFM-TV, Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’Élysée a déploré « sa manière de faire. Je pense que la plus élémentaire des courtoisies aurait été effectivement de prévenir le président de la République et le premier ministre ».

Pourtant, cette annonce avait déjà été évoquée de nombreuses fois après des débats houleux sur la production des hydrocarbures en France et/ou l’utilisation du glyphosate dans l’agriculture.

De plus, l’écologiste avait toujours en travers de la gorge la présence de Thierry Coste, un lobbyiste pro-chasse, à une réunion à l’Élysée sur la réforme de la chasse et il en avait « touché deux mots » à Emmanuel Macron. Par ailleurs, sa démission tombe justement au moment où le gouvernement accepte de diviser par deux le prix du permis de chasse. Une simple coïncidence ?

M.Hulot a tout de même tenu a confirmé que cette décision était  « la décision la plus douloureuse » qu’il ait eu à prendre et ne veut pas affliger le gouvernement  : « Pas une seconde, j’ai regretté d’être entré au gouvernement mais je n’avais peut-être pas les épaules pour être ministre » admet-il.

Source : France Inter
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