Fin janvier, un sanglier a été abattu dans un quartier de Montpellier. Contre toute attente, sa carcasse n’a pas encore été enlevée, au grand dam des habitants excédés par l’odeur de putréfaction.
La colère gronde dans le quartier de La Paillade à Montpellier (Hérault). La raison ? Depuis une dizaine de jours, les habitants cohabitent avec la carcasse en décomposition d’un sanglier. Une situation devenue invivable.
Un sanglier mort cause des nuisances dans un quartier
Tout a commencé le 30 janvier 2026 lorsqu’un sanglier a été abattu par un garde forestier, en présence des autorités. La scène s’est déroulée sur le parking d’une résidence, a rapporté Ici Hérault.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, la dépouille du suidé se trouve encore sur les lieux, à la vue de tous les résidents, incommodés par les relents de putréfaction.
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Interrogée par nos confrères, Karima, une résidente, a fait part de son calvaire.
« Ça fait des jours que je n'ouvre pas mes fenêtres. Vous imaginez, vous, l'odeur d'un sanglier mort ? », explique cette assistance maternelle au micro d’Ici Hérault.
À l’instar de ses voisins, elle pensait que les services d’équarrissage interviendraient rapidement pour enlever les restes de l’animal, mais cela fait maintenant plus de deux semaines que le quartier vit un cauchemar.
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Le coup de gueule des habitants
Exaspérée, Karima a contacté son bailleur afin que la carcasse soit retirée définitivement.
« J’ai appelé plusieurs fois et à chaque fois, ils me disent qu’ils font de ce qu’il faut, qu’ils appellent une entreprise pour l’enlever, mais qu’elle ne le fait pas », assure-t-elle.
De son côté, Adil, un habitant et père de famille, ne décolère pas. Selon lui, la dépouille du sanglier reste sur place car le quartier est négligé par les services compétents.
« Ça fait plus de 40 ans que j'habite ici. À Juvignac ou dans des petits quartiers, un chat mort, on l'enlève. Ici on s'en fout. On dirait qu'on n'est pas de Montpellier », fustige Adil.
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Contactée, la mairie assure que « l’information n’est malheureusement pas remontée après l’abattage » de la bête. En règle générale, l’équarisseur aurait dû intervenir dans les 48 heures suivant l’incident.
La municipalité s’engage à ce que le ramassage soit réalisé dans les plus brefs délais. Par ailleurs, elle entend collaborer avec le bailleur social « pour travailler sur le processus de remontée d’information » et améliorer la gestion de ce type d’incidents.
