Ne pouvant plus voir ses enfants, enlevés par leur mère, ce Français installé au Japon entame une grève de la faim

1 928partages

Un ressortissant français vivant au Japon depuis des années vient de démarrer une grève de la faim afin de revoir ses enfants, dont il affirme qu'ils ont été enlevés par leur mère japonaise il y a trois ans. Précisions.

C’est un cri du cœur, celui d’un père de famille en détresse !

Privé de ses enfants, qui auraient été enlevés par leur maman le 10 août 2018, Vincent Fichot, un Français de 39 ans installé au Japon depuis 15 ans, vient d’entamer une grève de la faim.

Depuis le samedi 10 juillet, l’intéressé a ainsi cessé de s’alimenter et assure qu’il n'arrêtera pas cette action tant qu’il ne reverra pas ses deux enfants, un garçon et une fille âgés de 6 et 4 ans.

Il entame une grève de la faim, pour récupérer ses enfants, enlevés par leur mère au Japon

« J’ai tout donné, j’ai perdu mon travail, ma maison et mes économies depuis trois ans. Il me reste 80 kilos, et je les donnerai jusqu’au dernier gramme », a-t-il ainsi déclaré devant les journalistes venus à sa rencontre, à l’entrée de la gare de Tokyo, non loin su stade olympique, où il a décidé de mener son action.

Depuis qu’il est séparé de la mère, ses deux enfants vivent aujourd’hui avec cette dernière qui a prétexté des violences conjugales devant les juges avant de se rétracter, affirme Vincent Fichot.

Il faut savoir que la garde partagée en cas de séparation n’a aucune valeur légale au Japon et l’enlèvement parental reste une pratique courante, tolérée par les autorités.

Crédit photo : Philip Fong / AFP

S’il n’existe aucun chiffre officiel, certaines associations affirment que 150 000 mineurs sont ainsi enlevés chaque année au pays du Soleil levant, croit savoir l’AFP.

C’est notamment le cas des enfants binationaux comme ceux de Vincent Fichot qui n’a pu obtenir gain de cause de la part de la justice japonaise. Devant cette fin de non-recevoir, il s’est tourné vers la justice et l’État français, les instances européennes et les Nations unies. En vain, pour l’instant !

Cette grève de la faim apparaît donc comme le dernier recours de Vincent Fichot qui souhaite interpeller Emmanuel Macron, qu'il a déjà rencontré.

Pour rappel, le chef de l'État se rendra au Japon le 23 juillet prochain, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo.

Source : AFP
Plus d'articles
À lire aussi