A Paris, le « body positive » a rassemblé près d'une centaine de mannequins atypiques

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Un défilé un peu particulier s’est tenu ce dimanche 15 septembre près du Centre Pompidou et a rassemblé une centaine de mannequins, qui ont défilé pour la bonne cause.

D’un côté, nous sommes habitués aux mannequins grandes et minces avec une certaine idée de la femme (ou du moins, de ce qu’elle serait censée être) véhiculée par l’industrie de la mode, que ce soit en couverture des magazines ou dans les pubs. De l’autre, les violences verbales et le body shaming sont devenus des pratiques de plus en plus courantes que subissent les femmes (et hommes) de différentes morphologies.

Alors, face à cette tendance qui efface peu à peu les différentes morphologies entre les personnes, un mouvement, le « body positive » s’est créé. Troisième rassemblement depuis 2018, l’initiative permet à des personnes de tous âges, de toutes origines et de toutes morphologies, femmes et hommes confondus, de se réunir et de défiler. Le but étant de promouvoir la diversité des corps parmi la population et de contrer les dictats de la taille unique, établis par le milieu de la mode.

À l’origine de ce mouvement atypique, Georgia Stein, un mannequin dite « grande taille » qui dénonce le fait que les femmes en particulier, ne se trouveraient pas « normales » face au culte de la minceur. Amenés à défiler devant la fontaine Stravinsky, ces apprentis mannequins ont été salués par quelques personnes - passants ou touristes - présents pour les soutenir.

D’abord vêtues de robes noires rappelant l’homogénéité omniprésente dans la mode, les mannequins ont ensuite laissé tomber cet habit (et donc métaphoriquement les codes imposés) pour révéler l’hétérogénéité de leurs corps, en tenues légères.

Ces dernières ont été suivies par leurs homologues masculins qui ont fermé la marche. Le mouvement montre qu’il concerne aussi bien les hommes que les femmes et est donc amené à prendre de l’ampleur.

Source : Le Monde
Paris Body positive
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