Au large du Mont-Saint-Michel, ils croisent un poisson-lune, une rencontre rarissime

Un poisson-lune a récemment été observé dans la baie du Mont-Saint-Michel. Une scène à la fois rare et magique pour les quelques privilégiés qui ont pu y assister. Récit.

Au départ, il était venu observer des corbeaux, il a finalement croisé la route d’un… poisson-lune !

Le 10 septembre dernier, alors qu’il naviguait à bord d'un zodiac au large de Carolles dans la Manche, l’ornithologue Sébastien Provost a eu l’immense privilège de voir en effet une môle, ce drôle d’animal qui peut peser plusieurs centaines de kilos.

Une rencontre fascinante et ô combien rarissime dans les eaux françaises.

Crédit photo : capture d'écran Instagram

Il croise un poisson-lune dans la baie du Mont-Saint-Michel

Accompagné de quelques amis, avec lesquels ils voulaient observer des corbeaux - dont de nombreux spécimens élisent domicile chaque année sur les falaises de la baie du Mont-Saint-Michel -, Sébastien Provost a apprécié cet instant aussi furtif que magique.

« J’étais avec des copains naturalistes. Je voulais leur montrer l’endroit où il (le corbeau) a niché cette année. Son nid n’est visible que depuis la mer (…) ce qui est amusant, c’est vraiment que je me suis tourné vers le pilote en lui demandant s’il avait déjà vu un poisson-lune. Et dans les cinq secondes, on en apercevait un ! », a-t-il ainsi raconté à nos confrères de France 3.

Ce n’était pas la première fois que Sébastien croisait une môle ! « Il y a dix ans presque au même endroit (…) et il y a deux ans à Cancale », il avait déjà eu la chance d’observer cet animal, qui d’ordinaire évolue dans des eaux chaudes, se nourrissant de méduses.

Sa présence dans la baie du Mont-Saint-Michel est donc un petit événement.

« C’est un poisson nonchalant. C’est vraiment un animal assez unique. (…) Je discute avec des copains marins. On en voit quand même très rarement », confirme ainsi l’ornithologue.

« Ce qui est fascinant, c’est que c’est un animal qui ne cesse de grandir. Là on avait un spécimen de 50 à 60 cm. Il se dandinait avec sa dorsale qui fait penser à une nageoire de tortue. Certains peuvent atteindre deux mètres et peser une tonne ! C’est émouvant de se dire que ce poisson deviendra peut-être un géant dans quelques années », poursuit Sébastien Prévost qui n’oubliera pas de sitôt cette fantastique rencontre.