« Une torture d'animaux en public » : 35 parlementaires s'opposent à la corrida et demandent son interdiction en France

Dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche, 35 députés et sénateurs ont demandé l'interdiction totale de la corrida en France, qui est selon eux « une pratique barbare » et « une torture d'animaux en public ».

Dans le Journal du dimanche, 35 parlementaires ont publié une tribune engagée pour dénoncer la pratique de la corrida en France.

« La corrida est une pratique barbare qui n'est pas digne du pays civilisé dont nous sommes les élus. La France doit remettre en question ce droit acquis à la souffrance animale, et cesser d'autoriser cette torture d'animaux en public dans certaines régions de France », ont-ils rédigé.

Crédit photo : David Pineda Svensk / Shutterstock

Aujourd'hui encore, la corrida reste un sujet tabou dans le pays. Selon une étude, 82% des Français estiment que la cruauté animale devrait être condamnée, dont la corrida. En France, les actes de cruauté contre les animaux sont punis de 2 ans de prison et 300 000 euros d'amende. Cependant, la corrida n'en fait pas partie, car elle est jugée comme étant « une tradition locale ».

35 parlementaires contre la corrida

Dans leur tribune, les 35 députés et sénateurs affirment que la corrida est un spectacle barbare, qui devrait être interdit aux mineurs.

« Il n'est pas de démonstration plus évidente de maltraitances exercées sur des animaux que le spectacle donné dans les arènes, mettant en scène la persécution d'un taureau désorienté et sa mise à mort, après capitulation, sans étourdissement préalable », ont affirmé les parlementaires.

Crédit photo : Alberto Loyo / Shutterstock

Pour les défenseurs des animaux, cette prise de position est un premier pas dans le combat contre la corrida.

« Ce positionnement clair, pour l'abolition de la corrida en France, intervient au moment où de nombreux élus prennent conscience de la faiblesse de la réponse politique, sur la question animale, face à une attente sociétale qui n'a jamais été aussi forte », a déclaré Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

Source : Positivr