Afrique : découverte d'une nouvelle espèce d'hippocampe pygmée

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Dans les eaux de l’océan Indien, à la frontière entre le Mozambique et l’Afrique du Sud, une nouvelle espèce d'hippocampe pygmée a été découverte.

Il s’agit du premier hippocampe pygmée africain. Sept autres espèces d’hippocampes pygmées peuplent le Triangle du corail dans l'océan Pacifique.

 Hippocampus nalu. Crédit Photo : Richard Smith

Surnommé « l’Amazone des mers », cet ensemble de récifs coralliens, situé à l’ouest de l’océan Pacifique, abrite la plus grande biodiversité marine de la planète.

La nouvelle espèce d'hippocampe, à peine plus grande qu’un grain de riz, vit à plus de 8000 kilomètres de cet endroit paradisiaque et est le premier hippocampe pygmée « observé dans tout l'océan Indien et sur le continent africain ».

Ce détail important n’a pas échappé à Richard Smith, biologiste marin basé au Royaume-Uni : « C'est comme trouver un kangourou en Norvège ».

L'hippocampe pygmée de Pontoh. Crédit Photo : Teguh Tirtaputra

L’étrange créature a été vue pour la première la fois en 2017 dans la baie de Sodwana (Afrique du Sud) par Savannah Nalu Olivier, une institutrice de plongée.

Les chercheurs ont baptisé ce nouveau cheval de mer « Hippocampus nalu », en hommage à la plongeuse.

Hippocampe pygmée. Crédit Photo : Orhan Aytur

Après cette magnifique découverte, Richard Smith et Graham Short, ichtyologiste, ont co-écrit une étude -publiée dans la revue ZooKeys en 2017-concernant cette nouvelle espèce.

On y apprend que l’hippocampus nalu possède des caractéristiques communes aux autres hippocampes pygmées. Toutefois, la nouvelle espèce est dotée d’une série d'épines dorsales à bout pointu :

« Nous ne savons vraiment pas à quoi servent ces épines. De nombreuses espèces d'hippocampes sont dotées d'épines, donc leur présence pourrait être probablement due à la sélection sexuelle - les femelles peuvent préférer les mâles plus épineux. »

Crédit Photo : Maëlick Flickr

Contrairement à ses cousins, l’hippocampe africain arbore une seule fente branchiale sur le haut du dos, au lieu de deux en dessous de chaque côté de la tête observées chez les plus grands hippocampes.

Cette singularité intrigue les chercheurs : « Ce serait comme avoir un nez à l'arrière du cou », détaille Graham Short

D’après lui, les océans abriteraient d’autres espèces d’hippocampes encore méconnues. Une chose est certaine : la faune maritime est fascinante !

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