Un chasseur abat des peupliers et des chênes vieux de 40 ans sur un terrain protégé pour avoir plus de visibilité

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Dans le Cotentin, un chasseur a abattu des arbres sur un terrain privé pour avoir plus de visibilité pour chasser. Une trentaine de peupliers et de chênes vieux de 40 ans ont été décimés.

Les polémiques autour de la chasse n’en finissent pas. Dans le Cotentin, un chasseur a décidé de s’en prendre à la biodiversité pour pratiquer son loisir. Il y a quelques jours, l’homme a abattu une trentaine d’arbres qui se trouvaient sur un terrain privé et protégé.

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La raison ? Les arbres le gênaient et le chasseur voulait gagner en visibilité pour chasser des canards sur une mare.

Crédit photo : iStock

Les arbres coupés se situent dans les marais de Carentan, un site protégé et classé Natura 2000, où vivent de nombreuses espèces animales comme des cigognes protégées.

« On a touché à notre patrimoine, c’est inadmissible. On ne peut pas laisser passer cela », a déclaré Léon Morel, le propriétaire du terrain.

Il abat des arbres vieux de 40 ans

Cet acte est grave puisque certains des arbres abattus avaient plus de 40 ans. Les peupliers et les chênes décimés ont tous été coupés et laissés sur place, au grand dam du propriétaire âgé de 90 ans, qui peine à nettoyer son terrain. Le champ dans lequel étaient plantés les arbres appartient à Léon Morel et à son petit-fils Romain Montigny.

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Le chasseur, qui a souhaité garder l’anonymat, voulait que ces arbres soient abattus depuis longtemps. Pour cela, il avait déjà contacté Léon Morel à plusieurs reprises, mais celui-ci lui a dit de s’adresser à son petit-fils. Devant une telle demande, Romain Montigny a refusé que le chasseur abatte les arbres. Déterminé, le chasseur est donc retourné voir le grand-père, qui lui a accordé la coupe de 10 arbres.

« Cette personne voulait acheter le terrain pour pouvoir enlever librement les arbres, a expliqué Romain Montigny. J’avais été très clair sur le fait que le terrain n’était pas à vendre, qu’il appartenait à mon grand-père et que je ne souhaitais plus qu’on coupe d’arbres. Je n’ai pas été entendu, c’est regrettable. Voyant que je ne céderai pas, il est retourné voir mon grand-père. C’était plus simple de demander à une personne de 90 ans d’abattre 10 arbres à un endroit donné. Tous les moyens étaient bons pour obtenir une autorisation. Il y a eu manipulation. »

Une plainte déposée contre le chasseur

Ces faits ont été démentis par le chasseur qui estime qu’il a obtenu l’autorisation de Léon Morel. Pour sa défense, il a affirmé qu’il ne savait pas que des cigognes vivaient à cet endroit et affirme que l’abattage n’est pas une « catastrophe écologique ».

« On s’était mis d’accord sur une zone géographique, et non sur un nombre précis d’arbres à abattre. Je n’étais pas au courant qu’il fallait une autorisation pour abattre des arbres », s’est défendu le chasseur.

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Léon Morel et son petit-fils ont décidé de porter plainte contre le chasseur qui s’est aventuré sur leur terrain et a décimé les arbres sans leur accord. Le chasseur a quant à lui attaqué le propriétaire du champ pour diffamation. Affaire à suivre…

Source : France 3
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