À Nîmes, un habitant en a eu assez d’entendre du bruit le soir à cause des riverains qui s’asseyaient sur le banc public en face de chez lui. Pour les faire fuir, il a versé de l’huile de vidange sur le banc.
En période de canicule, il fait plus frais le soir que pendant la journée. Dès que les températures redescendent en soirée, nous sommes donc nombreux à ouvrir nos fenêtres et à sortir à l’extérieur pour profiter de l’air frais en allant dans les parcs ou dans les rues, afin de nous rafraîchir et mieux dormir la nuit.
À Nîmes, un conflit de voisinage pour le moins particulier a éclaté le 20 juin dernier. Un habitant a déservé de l’huile de vidange sur un banc public situé en face de chez lui.
Crédit photo : Les Rues de Nîmes / Facebook
Un banc recouvert d’huile de vidange
S’il a fait cela, c’est parce qu’il était agacé d’entendre du bruit le soir à côté de chez lui, quand les passants s'asseyaient sur ce banc. Ainsi, il a versé l’huile de vidange sur le banc pour que ce dernier devienne inutilisable. Le liquide noir et visqueux s’est répandu sur le banc et sur le sol, dans la rue.

Ce fait a été rapporté par la page Facebook “Les Rues de Nîmes”.
“Il a fait cela devant une école primaire où circulent de jeunes enfants, les roues des poussettes et des fauteuils de PMR, les cannes des anciens, les pattes des chiens”, déplore le créateur de la page Facebook.
2 ans de prison et 75 000 euros d’amende
L’homme a été vu en flagrant délit par un témoin. Grâce au signalement des autres riverains, un nettoyage en profondeur a été effectué sur le banc quelques heures plus tard. Ce sont des membres de l’équipe de nettoyage de la commune, baptisée Océan Propreté, qui ont réalisé une heure de travail en pleine canicule. Les agents ont saupoudré du dégraissant, ont utilisé un nettoyeur haute pression et ont lessivé le banc et le sol pour éliminer l’huile.
Crédit photo : Les Rues de Nîmes / Facebook
Pour le moment, la ville de Nîmes ne s’est pas exprimée sur le sujet et l’homme n’a pas été poursuivi. Cependant, s’il était améné à recommencer, une plainte pourrait être déposée contre lui. Dans ce cas, il risquerait 1 500 euros d’amende ainsi que des travaux d’intérêt général pour dégradation de bien, mais aussi jusqu’à 2 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour délit environnemental.
Des sanctions qui devraient l’inciter à ne pas recommencer son geste et à investir dans des boules Quies.
