Alors que les premiers bacs blancs ont commencé, un professeur de mathématiques a récemment partagé un poème rédigé par l’un de ses élèves sur sa copie.
Cette année, les épreuves du baccalauréat débuteront le mardi 9 juin. Alors que le moment approche, il est temps pour les élèves de première et de terminale de passer leurs premiers bacs blancs, qui seront corrigés par les professeurs qui pourront compiler les perles du bac.
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Jean-Luc Planès, un professeur de mathématiques originaire de Vendée, a récemment eu une surprise en corrigeant une copie de bac blanc. Alors qu’il corrigeait les copies des élèves de son lycée, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, il est tombé sur un poème au milieu des équations.
Un poème sur une copie de maths
En effet, un élève de terminale a rédigé un poème à la fin de sa copie, ne parvenant pas à finir un exercice. Après près de 40 ans de carrière, c’est la première fois que le professeur voit cela, bien qu’il encourage toujours ses élèves à ne laisser aucune question sans réponse et à expliquer leurs problèmes quand ils n’arrivent pas à résoudre un exercice.
Le poème a été publié sur LinkedIn par le professeur. Alors que l’élève travaillait sur les probabilité, les suites, les intégrales, les équations différencielles et la géométrie dans l’espace, il n’est pas parvenu à répondre aux dernières questions et a préféré laissé son âme de poête s’exprimer.
Crédit photo : Jean-Luc Planès / LinkedIn
“Je sens que je ne suis pas loin pourtant, mais je suis bientôt à court de temps. Je suis triste, je ne veux pas vous décevoir, mais là c’est trop, je n’en peux plus de ce devoir. Une autre page semi béante vous attend, j’ai fait de mon mieux, je le jure sur mes parents. C’est sans doute mon dernier devoir que vous allez corriger mais pour moi, non ! n’ayez pas de pitié. À travers ce poème, ne voyez en aucun cas un moyen de vous acheter, je ne suis pas comme ça. Sur ces doux mots plein de tendresse, laissez-moi Monsieur Planès, vous remercier pour cette année. Signé, vos trois élèves préférés”, a rédigé l’élève.
Le professeur ému
La dernière phrase du poème peut sembler énigmatique, mais elle fait en réalité référence à une plaisanterie entre le professeur et l’élève, à propos d’une confusion sur le prénom de ce dernier en début d’année.
Si Jean-Luc Planès a été ému par ces quelques lignes, ce poème n’a rapporté aucun point supplémentaire au lycéen qui a eu 10/20 à son épreuve de mathématiques. De son côté, le professeur se rappellera pendant longtemps de cette copie pas comme les autres.
