La justice autorise des parents à nommer leur enfant Hadès, comme le dieu grec des enfers

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À Saint-Malo, un couple a choisi de nommer son petit garçon Hadès. Un choix de prénom contesté qui a finalement été autorisé par la justice.

Kristina Desgres et Rodrigo Velasques, âgés respectivement de 28 et 35 ans, ont eu un petit garçon le 19 septembre 2022, à Saint-Malo. Cependant, quelques mois après la naissance de leur enfant, les parents se sont retrouvés au tribunal. La raison ? Le prénom donné au bébé.

En effet, Kristina et Rodrigo ont décidé de nommer leur petit garçon… Hadès.

Crédit photo : iStock

S’ils ont choisi ce prénom, c’est parce qu’ils le trouvaient “joli” et pour sa “sonorité”. En plus de cela, Hadès se prononce de la même façon en colombien, la langue maternelle du papa, et en français.

Cependant, ce choix a rapidement été contesté car un officiel de l’état civil de Saint-Malo a alerté le procureur de la République pour un motif à première vue valable : dans la mythologie grecque, Hadès est le nom du dieu des enfers, qui a hérité du royaume des morts. Ainsi, le parquet de Saint-Malo estimait que ce prénom était “contraire aux intérêts de l’enfant”.

La justice donne raison aux parents

Finalement, la justice a tranché et a donné raison aux parents. Ce vendredi 14 avril, la juge aux affaires familiales de Saint-Malo a rendu sa décision et le petit Hadès peut garder son prénom.

Crédit photo : iStock

Selon la juge, ce prénom a déjà été donné en France et n’a causé aucun problème. Elle a également affirmé que “les références mythologiques du procureur de la République ne sont pas suffisantes pour établir que le prénom Hadès serait contraire à l’intérêt de l’enfant ou à sa protection” et qu’il n’avait “aucune connotation ridicule ou péjorative”.

Cette décision est un soulagement pour les parents, qui espèrent désormais que le parquet ne fera pas appel.

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Lisa Guinot

Au sujet de l'auteur :

Titulaire d’un master 2 en journalisme, Lisa Guinot compte cinq ans d’expérience en presse écrite et web. Chez Demotivateur, elle couvre l’actualité généraliste, les sujets de société et la vie pratique, ainsi que l’environnement et la cause animale.

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