Après avoir été retenu en otage pendant quatre ans en Iran, Benjamin Brière a eu des problèmes avec l’administration fiscale dès son retour en France, après avoir été accusé de ne pas avoir déclaré ses impôts.
Alors que la déclaration d'impôts pour l'année 2026 est désormais ouverte et que vous avez l'obligation de déclarer deux nouvelles parties de votre maison, certaines personnes ont des problèmes avec l'administration fiscale, comme ces individus qui ont reçu un SMS des impôts qui était en réalité une arnaque.
C'est le cas de Benjamin Brière, qui a été retenu en otage en Iran entre 2020 et 2023, condamné pour “espionnage” et “propagande” contre le régime iranien. Depuis son retour en France, l’ancien otage n’hésite pas à dénoncer tous les problèmes qu’il a eu avec l’administration française, et l’un d’eux a fait scandale.
Crédit photo : AFP
Dès son retour en France, Benjamin Brière a été questionné par l’administration fiscale, qui l’a accusé de ne pas avoir déclaré ses impôts pendant quatre ans, alors qu’il était retenu en otage.
“Même en prison, on fait sa déclaration”
Malheureusement, l’ancien prisonnier est tombé sur une agente qui ne s’est pas montrée compréhensive.
“J’ai expliqué que j’étais en prison, que je n’avais pas pu le faire. Ce à quoi l’agente des impôts me dit que même en prison, on fait sa déclaration… Oui, enfin moi, j’étais dans une prison irarienne”, a expliqué Benjamin Brière à l’agente.
Un nouvel argument auquel la femme aurait répondu : “Dans ce cas, votre famille aurait pu le faire.”
Une réponse “inacceptable”
Cette affaire a fait beaucoup de bruit, à tel point que la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a tenu à réagir dans un message publié sur X, pour présenter ses excuses et clarifier la situation.
“M. Brière a fait un état d’un premier contact anormal avec une agente dans un service des impôts qui n’a pas perçu la gravité de sa situation. La réponse qui lui a été apportée est inacceptable. Nous regrettons vivement que cet usager n’ait pu initialement bénéficier de toute l’attention qu’il convenait de lui apporter compte tenu du contexte. Ce défaut d’accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs”, a indiqué l'administration.

Par la suite, Benjamin Brière a été reçu dans un autre département et sa situation a rapidement été régularisée. La DGFiP a déclaré que depuis cet incident, “tout a été mis en oeuvre pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire”. De son côté, Benjamin Brière milite pour la création d’un statut juridique dédié aux anciens otages afin de les protéger lors de ce genre de situation.
