En Espagne, un magasinier a été licencié par son employeur, qui a découvert ses activités sportives pendant son arrêt maladie. Cependant, la justice semble avoir tranché en sa faveur.
C’est une affaire qui remonte à l’été 2023 ! Un magasinier, qui travaillait dans le même entrepôt depuis 20 ans, a subi une rupture du tendon du pouce droit, après une chute sur son lieu de travail. Opéré, il avait été placé en arrêt maladie selon le média espagnol Noticias Trabajo.
Cependant, le 11 janvier 2024, il apprend son licenciement. Son employeur lui reproche notamment un manquement à la bonne foi, un abus de confiance et une prolongation frauduleuse de son incapacité temporaire.
Pour justifier cette décision, l’entreprise s’est appuyée sur le rapport d’un détective privé. Celui-ci affirmait que le salarié avait participé à six courses de trail de 5 à 17 kilomètres pendant son arrêt maladie. Il aurait également été aperçu à la salle de sport, au volant d’une voiture et lors d’une collecte de denrées alimentaires.
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Percevoir 41 000 euros ou revenir dans l’entreprise ?
Selon l’employeur, ces activités étaient incompatibles avec son état de santé et pouvaient compromettre sa guérison en augmentant le risque d’une nouvelle chute.
Le salarié a toutefois contesté son licenciement devant la justice. En première instance, le tribunal a estimé que ces activités ne retardaient pas sa récupération. L’entreprise avait alors été condamnée à réintégrer le salarié ou à lui verser une indemnité de 41 077 €.
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Contestant cette décision, l’employeur avait fait appel, estimant qu’une vidéo tournée par le détective dans une salle de sport n’avait pas été diffusée. La Haute Cour de justice de Murcie a finalement rejeté cet appel, considérant que ces images n’auraient pas modifié la décision rendue en première instance.
La balle est désormais dans le camp de l’ancien magasinier qui, après 20 ans dans la même entreprise, pourrait ne pas vouloir en changer.
