Au Nigéria, la controverse entourant Mahmud Sadis Buba, candidat aux élections législatives, fait les gros titres. Ce dernier, atteint de nanisme, est accusé d’avoir profité de son handicap pour mentir sur son âge.
C’est une façon surprenante de lancer sa carrière politique ! Nul doute que les spécialistes en la matière sauront reconnaître l’audace de Mahmud Sadis Buba ! Candidat aux élections législatives au Nigéria, il se présentait pour obtenir l’investiture du parti présidentiel All Progressives Congress (APC) en vue des élections de 2027.
Cependant, une enquête publiée par le journal nigérian Peoples Gazette a tout fait basculer, révélant une drôle de vérité sur l’identité de Mahmud Sadis Buba. En effet, selon le journal, l’homme politique aurait menti sur son âge, en se servant de son nanisme.
Malgré son visage d’enfant, il prétendait avoir 30 ans afin de remplir les critères constitutionnels permettant d’être candidat aux élections législatives. Pour ce faire, il a présenté une fausse date de naissance, affirmant être marié et travailler comme chauffeur.
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Une jeune star de la politique déjà éteinte
Les vérifications effectuées auprès de plusieurs bases de données officielles indiquent que Mahmud Sadis Buba serait en réalité né le 27 août 2010, ce qui confirmerait son âge de 15 ans. Des documents d’état civil, comme son passeport, consultés par la presse, vont également dans ce sens, contredisant ses déclarations initiales.
Face à ces révélations, le candidat a adressé une lettre au président de l’APC dans l’État de Kaduna pour annoncer son retrait de la course. Dans ce courrier, il explique que sa décision fait suite à des consultations avec sa famille et des responsables du parti, et qu’elle vise à préserver l’unité politique autour d’un candidat consensuel. Il insiste également sur sa loyauté envers le parti et affirme vouloir continuer à soutenir ses futurs candidats. Il lui manque, cependant, toujours le droit de vote qui lui sera accessible à ses 18 ans.
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Avant son retrait, sa candidature avait pourtant suscité beaucoup d’attention, certains responsables politiques de premier plan ayant salué son engagement. Il avait même été présenté comme un jeune militant influent, proche de figures politiques nationales. Mais la controverse autour de son âge a finalement éclipsé cette ascension rapide. Selon la Constitution nigériane, toute candidature à la Chambre des représentants nécessite d’avoir au moins 25 ans.
