Pete Hegseth pense citer la Bible mais se ridiculise en prononçant une prière revisitée par Tarantino dans “Pulp Fiction”

Ce mercredi 15 avril, le Secrétaire à la Défense des États-Unis Pete Hegseth croyait citer la Bible lors d’un discours au Pentagone sur la guerre en Iran. Cependant, il a en réalité repris mot pour mot une prière inventée dans le film « Pulp Fiction » de Quentin Tarantino.

Quelle époque ! Une époque où les informations dignes du Gorafi deviennent réalité grâce à l’administration Trump, souvent à la limite de la parodie. Ce mercredi 15 janvier, c’est le Secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, qui se retrouve au cœur des moqueries et des critiques.

Lors d’un discours à propos de la guerre en Iran, Pete Hegseth a voulu se la jouer grand prêcheur en pensant citer une prière de la Bible. Or, il a totalement confondu le livre religieux chrétien avec le film “Pulp Fiction”, réalisé par Quentin Tarantino en 1994. En effet, au lieu de citer réellement une prière biblique, il a récité mot pour mot le monologue prononcé par Jules Winnfield, le personnage incarné par Samuel L. Jackson.

Pete HegsethCrédit photo : AP

Avant de réciter le faux verset, Pete Hegseth a confié à son auditoire avoir discuté avec l’amiral Brad Cooper, commandant des forces américaines pendant la guerre en Iran, de la manière dont les préceptes religieux influencent leurs décisions politiques et militaires. Il a ensuite déclaré que cela lui avait rappelé une prière que lui avait confiée le chef de la récente mission de recherche et de sauvetage au combat (CSAR) visant à retrouver et secourir les membres d’équipage de l’US Air Force abattus en Iran.

Il a précisé que cette prière, intitulée « CSAR 2 517 », reprenait certains termes du verset biblique d’Ézéchiel 25 : 17, sans néanmoins mentionner qu’elle était une adaptation quasi littérale du monologue violent prononcé par Samuel L. Jackson.

Dans le film, lauréat de la Palme d’Or à Cannes, le personnage revisite très librement un verset de la Bible avant de commettre un assassinat de sang froid. Forcément, de nombreux chrétiens américains se sont indignés de cette erreur grotesque.

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La Bible instrumentalisée sans honte par Donald Trump

Certains se demandaient s’il s’agissait d’une satire, tandis que d’autres se sont étonnés de la violence de ses propos. Il s’agirait du deuxième office consécutif où le Secrétaire à la Défense a utilisé des versets et des messages violents pour évoquer la guerre en Iran : « Accordez à cette force opérationnelle des cibles claires et justes pour exercer une violence », a-t-il ainsi prié le mois dernier.

Plus globalement, le président américain est fortement critiqué à chaque fois qu'il instrumentalise la Bible pour justifier ses propres desseins de guerre qui n'ont rien de religieux.

Récemment, Donald Trump a offensé une partie de ses sympathisants chrétiens en critiquant le pape, le jour de la Pâque orthodoxe. Léon XIV avait critiqué l’administration Trump pour avoir déclenché la guerre en Iran. Dans un long message publié sur Truth Social, le président l’a qualifié de « faible face à la criminalité et de piètre diplomate ».

Donald Trump en Jésus-ChristCrédit photo : Capture d'écran / Truth Social

Il a également publié une image générée par intelligence artificielle le représentant en Jésus descendant du ciel, tenant un globe de lumière et posant une main sur le front d’un malade, avant de supprimer sa publication, expliquant qu’il pensait qu’il s’agissait d’une représentation de lui en médecin, sans présenter d’excuses. Mercredi, il a publié une autre image générée par intelligence artificielle où on le voyait enlacé à Jésus.

Comme on le dit souvent, c’est en temps de guerre que se révèlent les vrais visages. Et dans ce contexte, la crédibilité et la légitimité des membres de l’administration de Trump ne cessent d’être remises en question, y compris parmi leurs partisans.

Jérémy Birien

Au sujet de l'auteur :

Journaliste et expert des médias digitaux avec plus de 15 ans d'expérience, Jeremy Birien collabore avec la rédaction de Demotivateur depuis plus de 10 ans. Diplômé de l'ISFJ avec un Master en Journalisme (Bac +5), il a forgé son expertise au sein de médias leaders tels que Melty et Jellysmack. Spécialiste des nouveaux formats d’information et ambassadeur voyage, il apporte son regard acéré et sa rigueur éditoriale pour décrypter l'actualité, les tendances de société et l'évasion. Son parcours académique et sa maîtrise historique de la ligne éditoriale de Demotivateur garantissent aux lecteurs une information vérifiée, pertinente et de haute qualité.