Le roi Charles III s'est fendu d'une jolie pique adressée à Donald Trump, à l'occasion d'une réception officielle à la Maison Blanche.
La diplomatie par l'humour, ou l'art de faire passer des messages avec fermeté, sans animosité.
Telle est la méthode choisie par le roi Charles III qui a lancé une pique savoureuse à Donald Trump, lors d'un événement organisé à Washington. Une boutade, pleine d'esprit, prononcée en guise de réponse à une déclaration antérieure du président américain, que le souverain britannique n'avait que modérément appréciée.
Crédit photo : capture d'écran / YouTube
Le roi Charles III tance Donald Trump, avec humour
La scène a eu lieu le mardi 28 avril à l'occasion d'un dîner officiel à la Maison Blanche, organisé dans le cadre de la visite de Charles III aux États-Unis.
« Vous avez récemment déclaré, Monsieur le président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient l'allemand. Oserais-je dire que sans nous vous parleriez français », a ainsi déclaré le souverain, devant le président américain, provoquant l'hilarité du public.
Avec cette petite leçon d'histoire, qui rappelait que l'Amérique avait jadis été colonisée par les Français et les Britanniques, Charles III voulait surtout répondre aux propos tenus par Donald Trump lors du sommet de Davos, en janvier dernier. À l'époque, le président américain avait en effet déclaré que sans le soutien des États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques et les Européens parleraient « allemand et un petit peu japonais ».
Une petite pique que le président français Emmanuel Macron n'a d'ailleurs pas manqué de commenter sur le réseau social X.« That would be chic» (« Ce serait chic »), a ainsi déclaré, non sans humour, le pensionnaire de l'Élysée, que Donald Trump avait cherché à humilier, en janvier dernier, lors d'un discours sur le prix des médicaments.
That would be chic! pic.twitter.com/gMnLF224jU
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 29, 2026
Charles III a également plaisanté au sujet des « réajustements » de la Maison Blanche, en faisant allusion au très coûteux projet de la nouvelle salle de bal, que Donald Trump veut absolument faire construire.
« Je suis au regret de dire que nous, les Britanniques, avons bien sûr tenté notre propre projet de réaménagement immobilier de la Maison Blanche en 1814 », a ainsi lancé le souverain, en évoquant un épisode précis de la guerre d'indépendance, lorsque les troupes britanniques avaient incendié la résidence des présidents américains et d'autres bâtiments publics de Washington.
Ambiance...
