Ce jeudi 26 mars 2026, un couple a été lourdement condamné par le tribunal de Versailles pour avoir obligé une adolescente de 16 ans à les filmer pendant leurs relations sexuelles.
Voici une affaire bien glauque sur laquelle a dû trancher le tribunal de Versailles, ce jeudi 26 mars. Tout commence en avril 2025, lorsqu’un signalement anonyme est adressé à la cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) des Yvelines. D’après les informations réunies à l’époque, une jeune fille domiciliée à Saint-Cyr-l’École serait contrainte d’assister aux ébats de sa mère et de son beau-père au sein du domicile familial.
Auditionnée par les enquêteurs à la suite de ce signalement, l’adolescente confirme les faits. Selon elle, son beau-père, 47 ans, et sa mère, 41 ans, lui demandaient de venir dans la chambre pendant leurs ébats pour les filmer. Elle devait s’asseoir au bord du lit et assister à la scène.
Placés en garde à vue une première fois au printemps 2025, la mère et son compagnon ont nié les faits en bloc. Mais une analyse minutieuse de leurs téléphones portables a permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs vidéos attestant des rapports sexuels filmés par l’adolescente. On y entend le beau-père inciter la jeune fille à s’exécuter.
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Le couple affirme que l'adolescente était "curieuse"
Le beau-père affirme que c’est l'adolescente qui "surveillait" le couple.
La suite après cette vidéo"Elle nous regardait par le trou de la serrure. Elle se montrait devant moi dans des tenues"
Dans des messages envoyés à un ami quelques jours après les faits, le beau-père explique même clairement son envie d’avoir un rapport sexuel avec la jeune fille. Si l’intention de viol est clairement exprimée, la mère de l’adolescente aurait encouragé ce dernier en ce sens. Auprès des enquêteurs, la mère raconte :
"On lui a dit de ne pas faire ça, mais elle revenait. Alors, Monsieur l’a invitée à rentrer dans la chambre. Il lui a dit : puisque tu es curieuse, regarde ce que je fais à ta mère. Je n’étais pas d’accord, mais je ne sais pas ce qui m’est arrivé. Je n’ai rien dit"
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L’enquête a par ailleurs mis en évidence une série de défaillances imputées à la mère, en matière d’hygiène, de santé et d’éducation de ses quatre enfants. Pris en charge dans la foulée par les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE), ils ont été placés en foyer.
