Station-service : si vous remarquez ce détail sur le pistolet en prenant de l'essence, vous risquez de perdre 150 €

Alors que le carburant est en hausse, une arnaque a été repérée dans les stations-service françaises. Voici comment ne pas vous faire avoir.

À cause des tensions géopolitiques mondiales, les prix du carburant explosent. En France, les stations-service affichent désormais le gasoil à plus de 2 euros le litre, et certains automobilistes rivalisent d'astuces pour tenter de faire des économies au moment de faire leur plein.

Une personne met de l'essenceCrédit photo : iStock

Cependant, d'autres personnes sont plus malveillantes et n'hésitent pas à arnaquer les autres automobilistes pour faire des économies à leurs dépens. En effet, l'arnaque au pistolet fait son grand retour dans les stations-service françaises, et la prudence est plus que jamais de mise.

Un pistolet mal raccroché

Cette arnaque sévit principalement dans les stations qui n'ont pas de caisse, où vous faites votre plein en payant directement à la borne avec votre carte bancaire. Au Super U de Challans, en Vendée, un automobiliste s'est aperçu que la pompe de la station était trafiquée puisqu'une boule en aluminium se trouvait à l'intérieur, empêchant de raccrocher le pistolet correctement.

"Vendredi 3 avril, aux alentours de 7h du matin, un client est venu nous informer que le pistolet à essence ne se raccrochait pas. Nous avons découvert une boulette d'aluminium placée à l'intérieur", a indiqué le magasin au Courrier Vendéen.

Des voitures dans une station-serviceCrédit photo : iStock

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Dans ce cas, quand vous prenez de l'essence et que vous raccrochez le pistolet, vous pensez avoir terminé votre plein. Mais en réalité, le pistolet est mal raccroché et la personne qui l'a trafiqué va passer après vous pour faire le plein avec votre argent, sans que vous ne vous en rendiez compte avant de vérifier votre relevé bancaire.

Ce type de fraude est d'autant plus difficile à détecter qu'elle ne laisse aucune trace visible pour la victime au moment des faits. Tout semble normal : vous avez payé, vous repartez. Ce n'est que plus tard, en consultant votre compte, que vous découvrez un débit anormalement élevé.

Jusqu'à 150 euros en moins

Certains escrocs n'hésitent pas à jouer avec votre empathie et à vous mettre la pression pour vous piéger. Il arrive qu'une personne s'approche de vous à la station-service pour vous expliquer qu'elle a oublié sa carte bancaire. Elle vous informe qu'elle a de la monnaie et que si vous acceptez de lui payer son essence avec votre carte, elle vous remboursera le montant en liquide. Malheureusement, il s'agit presque toujours d'une arnaque : quand la personne va mettre de l'essence dans son véhicule, elle va volontairement mal raccrocher le pistolet. Quand vous partirez, elle continuera à se servir, et vous paierez bien plus cher que ce que vous aviez accepté au départ.

Dans ces deux cas, la personne peut mettre jusqu'à 150 euros d'essence dans sa voiture pour atteindre le plafond autorisé. Une somme loin d'être négligeable, surtout dans un contexte où chaque euro compte à la pompe.

Pour ne pas vous faire piéger, plusieurs réflexes simples s'imposent. Si vous remarquez une boule d'aluminium dans le support d'un pistolet en station-service, retirez-la et prévenez immédiatement l'accueil ou appelez le numéro d'assistance affiché sur la borne. Ne commencez jamais votre plein si le pistolet semble ne pas se raccrocher normalement.

Si une personne vous demande de payer son essence, méfiez-vous. Demandez le ticket de carte une fois que le pistolet a été raccroché pour être certain que le paiement est bien finalisé, ou remplissez vous-même son véhicule en vous assurant de bien raccrocher le pistolet à la fin. Et si vous avez le moindre doute, refusez simplement : personne n'est obligé d'aider un inconnu à faire son plein. Pour aller plus loin sur les économies possibles à la pompe, sachez qu'un geste simple peut vous faire économiser jusqu'à 10% d'essence à chaque plein.

Lisa Guinot

Au sujet de l'auteur :

Journaliste web avec 5 ans d'expérience en rédaction print et digitale, j'assure actuellement le suivi de l'actualité généraliste et des faits de société pour Demotivateur. Spécialisée dans les thématiques liées à l'environnement et à la cause animale, je m'attache à décrypter les enjeux climatiques et sociétaux avec rigueur. Mon expertise couvre également la vie pratique et le journalisme de solutions (Good News). Passionnée par la transmission d'informations fiables, je mets mon analyse au service d'un traitement de l'info à la fois engagé et sourcé.