Asnières : deux ados de 13 et 14 ans vandalisent des bouches à incendie, la mairie envoie la facture de 2 000 € à leurs parents

Deux familles ont été sommées de payer des dégradations de mobilier urbain, à cause des bêtises de leurs enfants.

L'expression « arroseur arrosé » n'a jamais été autant d'à-propos.

Les parents de deux adolescents, qui avaient endommagé des bouches d'incendie dans une commune des Hauts-de-Seine, sont tombés de haut en apprenant que la mairie allait leur envoyer la facture des dégradations. 

La somme d'argent, réclamée aux familles, correspond notamment au coût de l'eau gaspillée, selon la municipalité.

Une bouche d'incendie vandaliséeCrédit photo : iStock

La mairie leur réclame 2 000 € car leurs enfants ont vandalisé une bouche d'incendie

Les faits ont eu lieu le dimanche 24 mai dans la ville d'Asnières-sur-Seine.

Âgés respectivement de 13 et 14 ans, les deux adolescents coupables ont ainsi endommagé deux bouches à incendie pour en faire jaillir de l'eau, alors que la température extérieure dépassait les 30°C. Selon nos confrères de TF1, cet acte de vandalisme aurait provoqué la fuite de près de 80 m³ d'eau sur la voie publique en 40 minutes environ. 

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Filmés par des caméras de surveillance, les deux jeunes garçons, originaires d'Asnières et de Bobigny (Seine-Saint-Denis), ont ensuite été identifiés puis interpellés par la police municipale.

Aussitôt informé de ces dégradations, le maire LR d'Asnières, Manuel Aeschlimann, a fait savoir que la mairie allait « envoyer la facture aux familles des deux mineurs concernés ».

« Le préjudice financier est estimé à 2 000 euros, correspondant au coût de l’eau gaspillée, à la remise en état des installations, et à la mobilisation des agents de la collectivité », a par ailleurs précisé le premier édile.

Et l'intéressé de conclure : « Cette affaire démontre notre volonté de ne pas faire peser sur le contribuable les frais occasionnés par des actes de vandalisme ».

Pour rappel, 17 bouches à incendie ont été vandalisées et ouvertes en région parisienne, entre le dimanche 24 et le lundi 25 mai. Des actes malveillants qui ont suscité la polémique. Connue sous le nom de « street pooling », cette pratique illégale connaît un net regain en cette période de fortes chaleurs, au grand dam des pompiers qui n'ont de cesse d'alerter quant aux risques encourus.

Mathieu D'Hondt

Au sujet de l'auteur :

Évoluant dans la presse web depuis l’époque où celle-ci n’en était encore qu’à ses balbutiements, Mathieu est un journaliste autodidacte et l’un de nos principaux rédacteurs. Naviguant entre les news généralistes et les contenus plus décalés, sa plume s’efforce d’innover dans la forme sans jamais sacrifier le fond. Au-delà de l’actualité, son travail s’intéresse autant à l’histoire qu’aux questions environnementales et témoigne d’une certaine sensibilité à la cause animale.