C’est une proposition de loi qui pourrait bientôt voir le jour en France : les supermarchés pourraient bientôt installer des caméras boostées à l’intelligence artificielle, pour identifier les voleurs et les prendre sur le fait.
En France, on recense encore beaucoup de vols dans les commerces. Les articles volés représentent entre 1 et 4% du chiffre d’affaires des commerçants des centres-villes. Au total, on estime que 120 milliards d’euros sont perdus chaque année dans les magasins du monde entier à cause du vol à l’étalage.
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Pour y remédier, de plus en plus de mesures sont prises afin de dissuader les voleurs. Leurs visages pourraient notamment être bientôt affichés dans les magasins et sur les réseaux sociaux, comme le fait déjà ce supermarché en affichant “les voleurs du mois”.
Identifier les comportements des voleurs
Le député Paul Midy a quant à lui proposé une loi pour identifier les voleurs et les prendre sur le fait. En effet, les supermarchés pourraient bientôt installer de nouvelles caméras de surveillance, qui fonctionnent avec l’intelligence artificielle. Cette dernière pourrait identifier des comportements suspects et les signaler au responsable du magasin.
“Concrètement, si quelqu’un regarde à gauche et à droite, puis met des bouteilles dans sa veste, le commerçant recevra un signal attirant son attention sur ce comportement”, a indiqué le député, selon des propos rapportés par L’Internaute.
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Le commerçant devra ensuite lui-même interpeller la personne en question pour constater le vol.
Prévenir la clientèle
Les supermarchés qui s’équiperont de ce système auront l’obligation d’en informer leur clientèle.
“Le public est préalablement informé, par tout moyen approprié, de l’emploi de traitements algorithmiques sur les images collectées au moyen de systèmes de vidéoprotection. Il ne pourra pas y avoir de reconnaissance faciale, de croisement avec d’autres fichiers, pas d’apprentissage de l’algorithme, pas de biométrie et l’IA ne regarder pas la couleur de peau ni l’habillement des individus”, a précisé le député.
Cette proposition de loi a été adoptée une première fois par l’Assemblée nationale, avec 60 voix contre 13, mi-février. Un premier essai dans certains commerces va être fait jusqu’en 2027, pour que la loi soit ensuite validée.
